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Le Québec « allant vert » : L’agroforesterie

Par Ingrid Laplante

Agriculture et foresterie : deux univers parallèles qui se côtoient et qui tournent parfois les pieds un vers l’autre pour se toucher des orteils et partager la danse de la production.

Depuis quelques années, les pratiques culturales des plaines du St-Laurent se sont intensifiées alors que les cultures annuelles de mais et de soya ont pris la place des cultures pérennes et forestières. Selon la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, cette intensification de la production a toutefois engendré une dégradation des sols ainsi que des effets négatif sur la qualité de l’air et de l’eau. En effet, c’est dans les bassins des rivières Châteauguay, Richelieu, Yamaska, L’Assomption, Nicolet, Boyer et Chaudière, où l’agriculture occupe une forte proportion du territoire, que la qualité de l’eau est la moins bonne (CAAAQ, 2008). Au même moment, près de 100 000 hectares de terre à potentiel agricole sont en friche au Québec (MAPAAQ, 2010?), avec près de 45000 hectares dans la région du bas St-Laurent seulement (Vouligny & Gariépy, 2008). Dans l’optique d’être revalorisé, ces terres sont généralement reboisées changeant alors de vocation. Pour une et l’autre des situations, l’agroforesterie pourrait faire partie des solutions envisagées permettant dans un cas de diminuer les problèmes liés à l’intensification des pratiques et dans l’autre de diversifier les revenus sans perdre la vocation agricole de ces terres. Mais qu’est ce que l’agroforesterie? Se résume-t-elle qu’à la mise en place de haie brise vent? Voici une description de la pratique et de différents systèmes.

L’agroforesterie, est un système d’exploitation qui, dans un même espace, lie la production d’arbres et arbustes à l’élevage et/ou l’agriculture. Dans ses parcelles forestières, l’agriculteur peut choisir des essences intéressantes et implanter des produits forestiers non ligneux pouvant être commercialisés, diversifiant ainsi ses revenus.

 

Pratiques Multifonctionnelles :

La haie brise vent est sans doute la pratique la plus connue au Québec. Sa mise en place permet de réduire l’impact des vents dominants, protégeant, les sols, les cultures et les pâturages. Elle permet aussi de réduire les problèmes de dérives de pesticides. À proximité des bâtiments les haies peuvent aussi réduire les coûts de chauffage et les problèmes d’odeurs.

Une seconde pratique consiste à instaurer des bandes riveraines agro-forestières. Elles aident à stabiliser les berges, à régulariser le débit des cours d’eau et à améliorer la qualité de l’eau. Les saules et peupliers peuvent entre autre capter et retenir le phosphore (Gouvernement du Canada, 2006?).

Cochons, poules et vaches en systèmes sylvopastorales. Libre de droits

Pratiques productives :

Le sylvopastoralisme combine la production d’arbres au pâturage. Les arbres, séquestreurs de carbone, améliorent les qualités des pâturages grâce à la matière organique qu’ils libèrent(Bennet, 2012?)  Les animaux quant à eux profitent autant des plantes fourragères qu’ils consomment que de l’ombre apportées par les arbres, réduisant du même coup leur besoin en eau. Par exemple, une vieille tradition sylvopastorale encore pratiquée en Italie consiste à laisser les cochons, en prairies clairsemées d’arbre à noix, se nourrir des glands tombés au sol (Mast Tree Network, 2009), produisant une des meilleurs viande de porc au monde. Ailleurs, des poules ou des oies en plein air sont intégrées au verger et se nourrissent des fruits trop mûres tombés aux sols tout en contrôlant les ravageurs et fertilisant directement le sol (Toensmeier, 2013).

Fétuque élevée- Libre de droits

Un autre exemple de système productif consiste à instaurer des cultures annuelles entres des rangées de plantations arbustives pérennes. C’est ce qu’on appel les cultures intercalaires. Les arbres profitent de l’activité microbienne et de la minéralisation de l’azote des cultures intercalaires. Les annuelles profitent quant à elle de l’effet brise-vent et parfois même de l’ombrage occasionné par les arbres. C’est entre autre le cas avec la fétuque élevée (Canada, 2010), une fourragère.

 

 

En somme, le producteur agro-forestier peut améliorer la qualité de ses sols et cours d’eau et diversifier ses revenus agricoles par l’élevage, la production de bois et de produits forestiers non ligneux le tout sur une même superficie productive.

 

Bibliographie

CAAAQ. (2008). Agriculture et agroalimentaire : assurer et bâtir l’avenir Propositions pour une agriculture durable et en santé. Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (2010). Les systèmes de culture intercalaires avec arbres feuillus- Jumeler production de bois et production agricole tout en protégeant l’environnement. À partir de Agri-Reseau: https://www.agrireseau.net/Agroforesterie/documents/Agroforesterie_cultures_intercalaires_FR(1Mo).pdf

Eric Toensmeier. (2013). Integrating livestock in the forest. Permaculture Research Institute. À partir de Permaculturenews:  https://permaculturenews.org/2013/01/24/integrating-livestock-in-the-food-forest/

Gouvernement du Canada. (2006?). L’agroforesterie au Québec. À partir de Agri-Reseau: https://www.agrireseau.net/agriculturebiologique/documents/Agroforesterie_au_Quebec_final_fr.pdf

MAPAAQ. (2010?). Pratiques agroforestières. Programme d’appuie à la multifonctionnalité de l’agricultureÀ partir de MAPAQ:  http://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/DeveloppementRegional/Multifonctionnalite/Fiche_agroforesterie.pdf

Mast Tree Network. (2009, novembre). Restoring the bounty of North America’s native woodlands- Chestnut finished pork. Retrieved 2018, from Mast Producing Trees: http://www.mast-producing-trees.org/2009/11/chestnut-finished-pork/

Sabrenna Bennett. (2012?). Silvopasture the benefits of integrating trees with livestock. À partir de NRCS: https://www.nrcs.usda.gov/wps/portal/nrcs/detail/sc/newsroom/stories/?cid=nrcs142p2_015619

Vouligny, C., & Gariépy, S. (2008, July). Les friches agricoles au Québec : état des lieux et approches de valorisation. À partir de Agri Réseau: https://www.agrireseau.net/Agroforesterie/documents/Rapport_friches_agricoles_QC_2007_Fr_Final.pdf

 

 

Managing Without Cow’s Milk?

Milk is a staple in most people’s diets and it is due to a multitude of its nutritional benefits or sometimes just to enjoy a nice cold drink. Nutrients include minerals, proteins, fats, carbohydrates and vitamins. Unfortunately, many people are not able to drink it due to being lactose intolerant. Lactose intolerance is caused by the body’s inability to produce enough of the enzyme called lactase that helps digest milk. This problem can be fixed through lactase supplementation but this can be a costly procedure and the worst part is that the supplementation has to be done every time before the consumption of milk (Johnson & Johnson Inc., 2014). However, there still is hope for those who cannot handle milk such as plant based milks like coconut, almond, rice and soybean but can they really supplement real milk? If so, which is best?

 

Research has been done in McGill university to compare 4 types of milk; coconut, almond, rice and soy to see how they fared against regular bovine milk and with each other (Vanga and Raghavan, 2018). They found pros and cons to each types of milk. Almond milk tastes good, has a balanced nutrient content, is low calorie but some people have nut allergies. Coconut milk tastes good, is low calorie but has no protein and is high in fat. Rice milk has similar calories to milk but it is high in sugar and does not fit in a balanced diet. Soy milk finally is high in protein, produces a balanced diet but the only con is that some have soy allergies and the taste can be somewhat ‘’beany’’. They conclude that soy milk is the best alternative to cow’s milk in a nutritional perspective compared to all the other types of plant milks.

 

This discovery can be a major contributor to Quebec’s agricultural revenue. This year alone Quebec has produced 1,15 metric tonnes of soy beans (SOY CANADA, 2018). Statistics show that up to 65% of the world’s population is lactose intolerant with some places having over 90% (U.S. Department of Heath & Human Services, 2018). One can assume that if soy milk’s benefits are properly marketed as the best substitute to regular milk then, the sales of soy milk might be greater than even regular milk. Currently the milk industry of Quebec produces over 2 billion dollars of product coming from 3 billion liters of milk. This corresponds to 28% of the revenue produced from Quebec farms (Les Producteur de Lait du Québec, 2018). As a wild guess, if the remainder 65% of the population were to consume soy milk regularly and assuming that soy milk is regulated and priced similarly to conventional milk then, a revenue of 3.71 billion dollars can be achieved.

 

It is my opinion that soy could become the next economic boom for Quebec. It is known that the bovine milk industry is highly regulated in Quebec and it is really hard for someone new to start producing milk due to its high initial investments. However, with the rise of soy milk demands, opening a soy farm and milk processing facility may be relatively affordable. It may be a good idea for keen minded entrepreneurs to get their piece of the pie before regulations get stricter.

 

References:

 

Johnson & Johnson Inc. 2014. Lactose intolerance treatment.

Available at www.lactaid.ca/coping-lactose.html (accessed 11 Feb. 2018). Johnson & Johnson. CA.

 

Les Producteur de Lait du Québec. 2018. Profile and impact of milk economy.

Available at lait.org/en/the-milk-economy/profile-and-impact-of-milk-economy/ (accessed 11 Feb. 2018). Les Producteur de Lait du Québec., Boul. Roland-Therrien, Longueuil, QC.

 

SOY CANADA. 2018. Canadian soybean production.

Available at www.soycanada.ca/statistics/production/ (accessed 11 Feb. 2018). SOY CANADA., Albert Street, Ottawa, ON.

 

U.S. National Library of Medicine. 2018. Lactose intolerance.

Available at ghr.nlm.nih.gov/condition/lactose-intolerance (accessed 11 Feb. 2018).U.S. Department of Heath & Human Services., Rockville Pike, Bethesda, USA.

 

Vanga, K. S., V. Raghavan. 2018. How well do plant based alternatives fare nutritionally compared to cow’s milk? J Food Sci Technol. 55:1-20

L’éclairage au DEL, un choix brillant !

Beaucoup d’agriculteurs sont sceptiques face aux nouvelles technologies qui frappent le marché. ‘Pourquoi améliorer quelque chose alors que cela fonctionne déjà très bien ?’ est une réflexion souvent entendue des plus vielles générations, qui doutent de la fiabilité des nouveaux gadgets qui leur sont proposés. Cette inquiétude est d’ailleurs bien souvent fondée, car l’avantage que peut fournir une nouvelle invention est souvent empreint d’une multitude de complications inattendues. Certaines technologies, toutefois, font exception à cette tendance, en compensant les quelques inconvénients qui leur sont attribués avec de nombreuses caractéristiques très avantageuses. Beaucoup argumenteraient qu’il s’agit du cas de l’éclairage au DEL, qui envahit présentement le marché de l’éclairage partout dans le monde.

 

La technologie des Diodes Électroluminescentes (DEL) ne date pas d’hier. En fait, les débuts de la technologie remontent au début du siècle dernier, alors que le scientifique Henry Round découvrait en 1907 que le matériau carborundum émettait de la lumière lorsque soumis à un courant électrique (Pust et al., 2015). Depuis, de nombreux matériaux arborant la même caractéristique, appelés semi-conducteurs, ont été découverts, permettant le développement d’un large spectre de couleurs émises possibles, et élargissant ainsi le potentiel de cette technologie.

Aujourd’hui, le marché de l’éclairage au DEL est en plein expansion. La grande variété d’applications et la grande efficacité de cette technologie en fait l’outil idéal dans de multiples domaines, de l’éclairage simple de bâtiments à la recherche en agriculture de précision, en passant par les écrans d’ordinateurs et de téléphones. Selon Maury Wright (2018), éditeur en chef de ‘LEDs Magazine’, l’industrie du luminaire DEL à elle seule avait une valeur d’environ 20 milliards de dollars en 2015, et pourrait atteindre les 45 milliards d’ici 2022.

Il n’est pas pour rien que les DEL sont maintenant si populaires dans autant de domaines. En agriculture, les usages de cette technologie sont principalement liés à l’éclairage des bâtiments. La ‘U.S. Energy Information Administration’ rapportait en 2014 que les ampoules au DEL sont environ cinq fois plus efficaces que les ampoules incandescentes conventionnelles, et encore plus efficaces que les ampoules fluoro-compactes, jusqu’alors considérées comme les plus éco énergétiques. De plus, les ampoules au DEL auraient une durée de vie trente fois plus élevée que les ampoules incandescentes, et trois fois plus élevée que les ampoules fluoro-compactes. Cela constitue un avantage considérable pour les fermiers, qui pourraient réduire de beaucoup leur facture d’électricité, simplement en adoptant un système d’éclairage au DEL. Par exemple, selon Transition Énergie Québec (TEQ, 2012), 17% de l’électricité consommée par une ferme laitière sert à l’éclairage. En effectuant cette transition, cette ferme verrait ce pourcentage diminuer, en plus d’épargner sur les coûts de remplacement plus fréquents des ampoules conventionnelles. TEQ estime qu’une transition d’un système d’éclairage conventionnel à un système plus performant peut engendrer des économies de 15 à 75 % sur les coûts d’énergie.

Il faut aussi mentionner que ce type d’éclairage est plus sécuritaire. Nombreuses sont les fermes dont les granges sont de construction ancienne, et promptes aux incendies. L’éclairage au DEL dans de tels bâtiments réduirait de beaucoup les risques de feu, du fait que les ampoules au DEL chauffent beaucoup moins que les ampoules incandescentes (Primeau, 2018).

 

Le marché de l’éclairage au DEL est en plein essors. Des améliorations sont amenées aux produits existants constamment. Malgré le prix des ampoules DEL plus élevé que les ampoules conventionnelles, elles comportent déjà un avantage économique à plus long terme, et promettent de multiplier les avantages qu’elles fournissent dans un avenir rapproché. Cette technologie pourrait profiter à bien des entreprises, en autant qu’elles lui accordent le mérite qui lui est due !

 

Références :

Comstock, O. and Jarzomski, K. (2014). LED Bulb Efficiency Expected to Continue Improving as Cost Declines. [online] Eia.gov. Available at: https://www.eia.gov/todayinenergy/detail.php?id=15471  [Accessed 8 Feb. 2018].

Pigeon, S., Fortier, C., Coderre, F. and Drolet, J. (2012). Éclairage Efficace. [online] Transitionenergetique.gouv.qc.ca. Available at: http://www.transitionenergetique.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/agroalimentaire_agricole/8-%C3%89clairage_efficace.pdf  [Accessed 8 Feb. 2018].

Primeau, M. (2018). La Lumière sur l’Éclairage aux DEL. La Terre de Chez Nous. [online] Available at: http://www.laterre.ca/utiliterre/dossier/lumiere-leclairage-aux-del.php  [Accessed 8 Feb. 2018].

Pust, P., Schmidt, P. and Schnick, W. (2015). A Revolution in Lighting. Nature Materials, [online] 14(5), pp.454-458. Available at: https://www.scopus.com/record/display.uri?eid=2-s2.0-84928403664&origin=resultslist&sort=cp-f&src=s&sid=5dbc5906dc197365dafa82abed37fd2f&sot=a&sdt=a&sl=41&s=%22Market+Overview+for+Global+LED+Industry%22&relpos=0&citeCnt=137&searchTerm=  [Accessed 8 Feb. 2018].

Wright, M. (2018). New Year will continue a remarkable technology revolution in the lighting industry (MAGAZINE). LEDs Magazine. [online] Available at: http://www.ledsmagazine.com/articles/print/volume-15/issue-1/commentary/new-year-will-continue-a-remarkable-technology-revolution-in-the-lighting-industry.html  [Accessed 8 Feb. 2018].

A Slow Drag of the Greenrush

Cannabis Day, sorry I mean Canada Day 2018, has been a long time coming for many Canadians. Since the Liberal Party proposed legalization of cannabis back in 2012, and Prime Minister Justin Trudeau adopted the legalization as part of his campaign platform, many Canadians have been patiently waiting to see what will become of Bill C-45; more commonly known as the Cannabis Act (Parliament of Canada, 2017).

The Cannabis Act, when combined with Bill C-46 An Act to Amend the Criminal Code, essentially decriminalizes the possession, sale, production and consumption of cannabis (Government of Canada, 2017). Fresh cannabis, dried cannabis, cannabis oils, cannabis creams, infused cannabis beverages, cannabis seeds, cannabis plants, will be available from either a provincially or territorially regulated retailer, or directly from a federally licensed producer. Individuals will also be allowed to cultivate up to 4 plants at home and bake magic brownies! I mean, “prepare various types of cannabis products for personal use” (Government of Canada, 2017).

Originating from Central Asia, the two most widely cultivated and economically important species are Cannabis sativa and Cannabis indica (Andre et al., 2016; Thomas & Elsohly, 2016). A fast-growing annual crop, cannabis is a gold mine of phytochemicals and a rich source of cellulosic and woody fibers (Andre et al., 2016).  The most researched cannabis phytochemicals, or cannabinoids, are delta-9-tetrahydrocannabinol (THC), and cannabidiol (CBD) (McLellan et al., 2016). CBD is of particular interest in the medical community for its anti-inflammatory properties as well as the treatment of pain, spasms, asthma, insomnia, depression, loss of appetite, epilepsy and Tourette syndrome (Elsas, 2009; Müller-Vahl, 2015). For those people who are more interested in brighter colours and better sounding music, THC is the compound to thank for its psychoactive effects.

However, the pharmaceutical industry is not the only industry interested in cannabis production. Lighter and stronger than polypropylene plastic, cannabis bast fiber is of particular interest in the automotive industry (Andre et al., 2016).  Additionally, the woody fibers from cannabis have high absorption capacity and can be used for animal bedding, and the stem can be used as a source of fiber with antibacterial properties.

Canada has one of the highest rates of cannabis use in the world, with 40 percent of Canadians admitting to having used cannabis despite the associated criminal penalties (Government of Canada, 2017; Sen, 2016). Once cannabis is legalized, one study estimates combined tax revenues as high as $5 billion a year (Shenfeld, 2016). A definitive price for current black-market cannabis is hard to determine, although estimates for legal market medical and recreational cannabis fall around $8 per gram (Israel, 2017).

To get a piece of the pie, all producers of cannabis or cannabis products will need to be federally licensed to operate (Government of Canada, 2017). At this moment, there are 90 licensed producers in Canada, the two biggest players being Ontario with 48 licenced producers and British Columbia with 19 (Government of Canada, 2018).  And in Quebec? Six. In 2017, 25 producers were licenced in Ontario. How many producers were licenced last year in Quebec? Three. Does Ontario know something we don’t?

The Cannabis Act is not only making Canadian history, but it is opening doors of opportunity. The market is new. The market is exciting. The market is developing. But to keep the market competitive, and to keep the market diverse, there needs to be more involvement from small producers, family farms, and entrepreneurs. In Quebec there are currently 247 greenhouse vegetable farms, all with similar products, competing in the same market (Statistics Canada, 2017). If you’re one of them, and you need to diversify, well, here’s the opportunity. Or maybe you’re an entrepreneur with a vision. Whatever your angle, it’s time to get involved. And personally, I’d like to see involvement from every province.

 

References:

Andre, C. M., Hausman, J.F., & Guerriero, G. 2016. Cannabis sativa: The Plant of the Thousand and One Molecules. Frontiers in Plant Science 2016 (7):19.

Elsas, Siegward-M. 2009. Complementary and Alternative Therapies and the Aging Population. Academic Press, 2009, 83-96.

Government of Canada. 2017. Introduction of the Cannabis Act: Questions and Answers. Government of Canada, Ottawa, ON. Available at https://www.canada.ca/en/services/health/campaigns/introduction-cannabis-act-questions-answers.html#a8 (accessed 17 February 2018).

Government of Canada. 2018. Authorized Licensed Producers of Cannabis for Medical Purposes. Government of Canada, Ottawa, ON. Available at https://www.canada.ca/en/health-canada/services/drugs-health-products/medical-use-marijuana/licensed-producers/authorized-licensed-producers-medical-purposes.html (accessed 17 February 2018).

Israel, Solomon. 2017. How high will the price of legal pot be? CBC News, Montreal, QC. Available at http://www.cbc.ca/news/business/canada-marijuana-legalization-price-1.4047530 (accessed 17 February 2018).

McLellan, A.A, Ware, M.A., Boyd, S., Chow, G., Jesso, M., Kendall, P., Souccar, R., von Tigerstrom, B., & Zahn, C. 2016. A Framework for the Legalization and Regulation of Cannabis in Canada. Government of Canada, Ottawa, ON. Available at https://www.canada.ca/en/services/health/marijuana-cannabis/task-force-marijuana-legalization-regulation/framework-legalization-regulation-cannabis-in-canada.html?_ga=2.183901285.215878009.1506978977-195686444.1487610150#a2 (accessed 17 February 2018).

Müller-Vahl, Kirsten R. 2015. Cannabinois in Neurologic and Mental Disease. Academic Press, 2015, 227-245.

Parliament of Canada. 2017. Bill C-45: An Act respecting cannabis and to amend the Controlled Drugs and Substances Act, the Criminal Code and other Acts. Parliament of Canada, Ottawa, ON. Available at http://www.parl.ca/DocumentViewer/en/42-1/bill/C-45/third-reading (accessed 17 February 2018).

Sen, Anindya. 2016. Joint Venture: A Blueprint for Federal and Provincial Marijuana Policy. C.D. Howe Institute, Toronto, ON. Available at https://www.cdhowe.org/sites/default/files/attachments/research_papers/mixed/e-brief_235.pdf (accessed 17 February 2018).

Shenfeld, Avery. 2016. Growing Their Own Revenue: The Fiscal Impacts of Cannabis Legalization. CIBC World Markets Inc., Toronto, ON. Available at http://research.cibcwm.com/economic_public/download/eijan16.pdf (accessed 17 February 2018).

Statistics Canada. 2017. Estimates of specialized greenhouse operations, greenhouse area, and month of operation. Statistics Canada, Ottawa, ON. Available at http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a47 (accessed 18 February 2018).

Thomas, B.F., & Elsohly, M.A. 2016. The Analytical Chemistry of Cannabis. Elsevier Inc., Amsterdams, NL.

La suprématie des certifications et des prix et leurs effets sur le développement agricole durable

Remplir son panier d’épicerie peut être rapide ou long dépendamment de la personne. Il vous faut une pomme de laitue. Bon. Allez-vous choisir celle certifié bio plutôt que la conventionnelle? La « bio » à 3,99 ou la conventionnelle à 1,99? La « bio » californienne ou la conventionnelle de Napierville? Multipliez par le nombre d’items sur votre liste, et ça peut devenir long. Certains vont faire ça simple alors que pour les autres, chaque aliment frais déclenchera une guerre idéologique dans leur tête. Pour beaucoup d’entre nous, « voter avec nos dollars » repose sur le jugement et l’impulsion.

Le cas du prix

C’est toujours beau de paraître écolo, mais dans les faits, 47% des Québécois prévoient leur repas en fonction des prix (Charlebois et al., 2017). Alors qu’un consommateur n’aura rien à dire sur le goût d’une salade (« Une salade, ct’une salade! »), d’autre se feront un malin plaisir de dire que les agriculteurs sont non pas des pourvoyeurs de nourriture, mais bien des meurtriers. Qu’ils nous empoissonnent avec leurs herbicides inhibiteurs de photosynthèse et leurs insecticides anti-mue. Seulement ces gens là vont souvent préférer acheter la laitue la moins cher, la plus « mortelle ». Difficile pour un producteur qui ignore s’il finira dans le rouge – son salaire devant être financé par le gouvernement -, ou s’il fera un maigre profit de ses grands champs, d’arrêter l’utilisation de tous ses pesticides, et ensuite essayer de vendre à son épicier de belles laitues « naturelles » remplies d’insectes, maigrichonnes et à 9,99 la pomme. Un producteur limitera son application de pesticide seulement si les consommateurs mettent fin à la suprématie du prix lors de leurs choix et décideront de leur donner du lousse en montrant aux épiciers que les produits internationaux, souvent issues de mégafermes, n’ont plus la cote.

Le cas du « bio »

On nous présente alors l’alternative du « bio », cette étiquette sensée acheter la paix de l’âme en justifiant un prix plus élevé par une liste de pesticides bannis. Le précepte de la certification est en fait de remplacer les armes synthétiques (produites en laboratoire) par les armes « naturelles » (produites par des êtres vivants ou des matières « naturelles »). Bien que je sois pour l’utilisation des biopesticides (ex. : Bt, Spinosad, Bioceres…) qui sont souvent inoffensifs sur nous, un pesticide « naturel » reste un pesticide. Par example, concentrer la molécule active du chrysanthème, la pyréthrine, ou encore du margousier, l’azadirachtine, pour ensuite les pulvériser à raison de litres à l’hectare n’a rien de « naturel » à proprement dit. Encore, la pulvérisation de Spinosad, un insecticide généraliste dérivé de bactéries, va bien tuer vos « bébittes à patate », mais il tuera aussi tous les insectes qui s’assuraient que ce dernier ne prenne pas trop de place. En somme, une étiquette qui dit « naturel » justifie peut-être pour vous un prix plus fort, mais n’est pas particulièrement plus éco-logique que le choix conventionnel. De plus, si beaucoup diront que les engrais synthétiques se retrouvent dans les cours d’eau, il est bon de savoir que les engrais organiques (fumiers) ont le même sort…

Le cas du local

Dans le fond, la seule qualité d’un produit revient, selon moi, à son lieu de production. Toute chose égale, une laitue de Napierville prendra moins de transport et sera donc plus fraîche, moins chère et aura contribué à moins d’émissions des transports. Une laitue de Napierville encouragera l’économie locale, et bien souvent, une PME plutôt qu’une mégaferme Californienne, Mexicaine ou Espagnole. Ces dernières sont d’ailleurs souvent moins enviro-consciencieuses et exercent un plus fort lobbying gouvernemental afin de continuer de faire leurs affaires comme cela les avantage.

En conclusion, un aliment local cache souvent un plus grand souci environnemental qu’un aliment international, prouvant que le meilleur atout qu’un produit alimentaire peut avoir est celui de la souveraineté alimentaire.

 

Référence :

Charlebois, S., Harris, J., Tyedmers, P., Bailey, M., Keselj, V., Conrad, C., Somogyi, S., Grant, G. and S. Chamberlain. 2017. Rapport sur les prix alimentaires à la consommation. U. Dalhousie.

Le RoundUp et ses juges

https://www.flickr.com/photos/monsanto-tribunal/30411818790/

Au terme d’une polémique à l’échelle européenne où les débats furent plutôt vifs, l’Union Européenne (UE) a autorisé, à 14 pays contre 9 (5 abstentions), le 27 novembre dernier l’utilisation du glyphosate en agriculture pour les cinq prochaines années. Cet herbicide, commercialisé par la multinationale Monsanto sous le nom RoundUp, est largement utilisé dans le monde. Globalement, plus de 750 000 tonnes furent pulvérisées sur les terres agricoles en 2017.

Dans le film Le RoundUp face à ses juges, la journaliste Marie-Monique Robin documente un récent procès citoyen, organisé à La Haye au Pays-Bas. 6 juges émérites de différents pays à travers le monde se sont réunis avec l’objectif de produire un avis juridique sur le possible impact du glyphosate sur la santé publique. De nombreux scientifiques, et quelques citoyens sont venus présenter leur travaux et témoignages sur le glyphosate. Évidemment, Monsanto refusa de se prêter à l’exercice. Malgré l’absence de défense de la multinationale, les conclusions donnent froid dans le dos.

Les chercheurs argentins Andres Carrasco et Rafael Lajmanovich ont individuellement menés des travaux sur l’exposition de faibles doses de glyphosate sur des embryons de poulet, de porc et de têtards. Ils ont tous deux observé une incidence anormalement élevée de malformations congénitales chez les spécimens étudiés. Carrasco a établi un lien de corrélation entre les animaux exposés et aux taux d’acide rétinoïque dans leur organisme, une cause connue de ces malformations (Carrasco et al., 2010). S’en suit le docteur Damien Verzenassi, de l’Université de Rosario, qui vient présenter les résultats de son étude épidémiologique, montrant que les cas de malformations congénitales et de maladies auto-immunes ont plus que décuplé en Argentine depuis les années 1970 (Verzenassi, 2014). Il explique que le glyphosate agit en altérant l’expression de certains gènes chez l’humain et cite une étude qui établit un lien entre l’herbicide et le développement du lymphôme non-hodgkinien (Schinasi et Leon, 2014). Ces études mirent la table à un comité de 17 experts, mandatés par le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC). Après l’analyse de plus de 200 études conduites sur le sujet, le comité classa en 2017 le glyphosate comme «substance probablement cancérigène pour l’humain»(CIRC, 2017). Cette revue fut l’un des principaux arguments des pays s’opposant une nouvelle homologation de la substance en Europe.

Sur le site internet de Monsanto France, on affirme que la toxicité aigue du glyphosate est moindre que celle de la caféine ou du sel. Ces dires sont basés sur une étude tenue par Monsanto en 1978 et qui avait servi de justificatif à l’Environmental Protection Agency (EPA) pour la première homologation de l’herbicide. Le docteur norvégien Thomas Bohn répéta cette étude pour conclure que le glyphosate était en fait 100 à 300 fois plus toxique que ce que Monsanto voulait faire croire (Bohn et al., 2014, Bohn T et al., 2008). Il émit l’hypothèse que la multinationale a utilisé une forme de glyphosate insoluble dans l’eau dans sa première étude pour fausser les résultats. Ceci n’est qu’un des multiples tirs remettant en cause l’intégrité scientifique de Monsanto. Un autre exemple est le biochimiste Anthony Samsel qui après avoir obtenu des copies d’études réalisées par la firme protégées par le secret commercial (et donc jamais publiées dans des revues scientifiques) révéla que Monsanto elle-même avait recensé des cancers, tels des leucémies et des sarcômes causés par le produit.

Le panel de juges conclut à l’écocide, et recommanda que ce crime soit maintenant reconnu dans le droit international. Il recommanda aussi l’interdiction du RoundUp et suggéra la possible responsabilité civile de Monsanto dans des épidémies de certaines maladies. Le géant critiqua fermement le processus. Toutefois, de plus en plus de voix l’accusent d’avoir manipulé la science à coups de millions de dollars pour entretenir le doute. L’équivalent moderne des compagnies de tabac des années 50, une tactique éprouvée.

Devant les évidences scientifiques et les populations malades, le Sri Lanka et le Salvador ont déjà banni les pesticides à base de glyphosate de leur territoire. L’UE, quant à elle, semble vouloir définitivement l’interdire au terme de 5 ans de son homologation. Serions-nous à l’aube d’un changement de paradigme dans le monde agricole et alimentaire?

 

 

 

Références

 

Trottman G. 2017. Qui veut encore sauver le RoundUp en Europe ?. ARTE news [En ligne] https://info.arte.tv/fr/qui-veut-encore-sauver-le-roundup-en-europe

 

ConsoGlobe. 2017. Consommation mondial de RoundUp. Planétoscope [En ligne]

https://www.planetoscope.com/Jardinage/646-les-ventes-du-pesticide-roundup-de-monsanto-dans-le-monde.html

 

Bohn T, Cuhra M. 2014. How Extreme Levels of RoundUp in Food became the industry Norm. 2014. Environmental Health News. [En ligne]

https://www.independentsciencenews.org/news/how-extreme-levels-of-roundup-in-food-became-the-industry-norm/

Paganelli A, Gnazzo V, Acosta H, Lopez SL, Carrasco AE. 2010. Glyphosate-Based Herbicides roduce Teratogenic Effects on Vertebrates by Impairing Retinoic Acid signalling. American Chemical Society. 23(10) : 1586-1595

 

Verzeñassi, D. 2014. Agroindustria, Salud y Soberanía. El modelo agrosojero y su impacto en nuestras vidas en “La Patria Sojera: el modelo agrosojero en el Cono Sur” Melón, D. 1a ed.- El Colectivo- Buenos Aires,

 

Schinasi L, Leon ME. 2014. Non-Hodgkin Lymphoma and Occupational Exposure to Agricultural Pesticide Chemical Groups and Active Ingredients : A Systematic Review and Meta-Analysis. International Journal of Environmental Research and Public Health. 11(4) : 4449-4527

CIRC. 2017. Some Organophosphate Insecticides and Herbicides, Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans. Vol 112.

 

Monsanto. 2017. RoundUp, un produit utile. [En ligne] http://www.monsantoglobal.com/global/fr/produits/Pages/roundup.aspx

 

Bohn T, Cuhra M, Traavik T, Sanden M, Fagan J, Primicerio R. 2014. Compositional differences in soybeans on the market : Glyphosate accumulates in RoudUp ready GM Soybeans. Food Chemistry. 153(15) : 207-215

Bøhn, T., Primicerio, R., Hessen, D.O. and Traavik, T. 2008. Reduced fitness of Daphnia magna fed a Bt-transgenic maize variety. Archives ofEnvironmental Toxicology and Chemistry. 55(1) 584-592

 

Food Safety News. 2017. New EPA administrator refuses to ban pesticides chloropyrifos. [En ligne] http://www.foodsafetynews.com/2017/03/new-epa-administrator-refuses-to-ban-pesticide-chlorpyrifos/#.WoJqTBLhDwM

 

Marie-Monique Robin. 2017. Le RoundUp face à ses juges. 84 minutes.

 

L’arbre à pain

On associe surtout la châtaigne aux cultures européennes, notamment la Corse, où elle constitue une partie importante de l’alimentation. Notre culture nord-américaine, quant à elle, a oublié que le châtaigner américain (Castanea dentata) était un arbre dominant des forêts décidues de l’est et une source de nourriture pour les Autochtones. On estime qu’un décidue sur quatre était un châtaigner avant la décimation de l’arbre par le chancre du châtaignier, le champignon Cryphonectria parasitica. Les fameuses paroles « Chestnuts roasting on an open fire » nous rappellent l’importance de ces noix à une autre époque.

Gros plan d’un châtaigner américain Source: https://www.flickr.com/photos/rachidh/23879459930/in/photostream/

 

C. dentata a énormément de valeur, produisant une récolte annuelle de noix (qui peut servir d’aliment important pour une diète humaine ou animale) et du bois d’œuvre de très grande qualité, résistant à la pourriture. Mondialement, le rendement des châtaigniers est de 3,7 tonnes à l’hectare et dans un système agroforestier, l’utilisation de l’espace dans les rangées en pâturages ou en production de fourrage accroîtrait d’autant plus le rendement du système (Toensmeier, 2016).

Malheureusement, en 1904, le chancre du châtaignier fut observé à New York, importé sur des châtaigniers asiatiques (ces derniers y étant résistants). Quatre milliards d’arbres avaient succombé dans les années 60 (Jacobs et al., 2015). Bien plus tard, dans les années 80, « The American Chestnut Foundation » (TACF) fut fondé pour sauver C. dentata. Plusieurs méthodes ont été et sont toujours étudiées dans le but de développer un châtaignier américain résistant au chancre. Parmi les méthodes étudiées, le rétrocroisement est une des plus importantes. La résistance génétique du châtaigner asiatique est utilisée, par hybridation, pour conférer la résistance à l’américain. Ainsi, le rétrocroisement consiste à croiser un châtaigner américain à un asiatique puis le recroiser plusieurs fois avec un américain de sorte qu’un arbre du type américain soit résistant. Cet arbre sera génétiquement presque entièrement américain, sauf une toute petite partie lui conférant sa résistance. Par contre, cette méthode est imparfaite, entre autres car le châtaigner asiatique n’est que très peu résistant au froid, limitant l’étendue de l’habitat de l’hybride au nord (Jacobs et al., 2015).

Par ailleurs, la modification génétique est un moyen controversé de régler ce problème. La production de C. dentata transgénique résistant au chancre a été réussie, et le but serait de croiser l’arbre transgénique d’origine à plusieurs autres arbres, question d’avoir une population diversifiée génétiquement, mais résistante. Ce serait le premier cas de naturalisation d’une espèce transgénique et cela nécessiterait donc l’approbation du FDA. Les OGM sont extrêmement critiqués et ceux qui sont utilisés à grande échelle permettent l’utilisation d’herbicides sans affecter la culture choisie. La réhabilitation d’une espèce d’arbre par modification génétique constitue un enjeu complètement différent. Par contre, il est important d’évaluer les risques de naturaliser une espèce transgénique, d’autant plus qu’un précédent pourrait être créé.

À McGill, la chercheuse Christie Lovat utilise la culture in vitro pour provoquer des mutations dans le châtaigner et favoriser sa résistance tout en préservant l’intégrité de l’espèce.

Châtaignes d’amérique Source: https://www.flickr.com/photos/rachidh/23807298529/in/photostream/

La perspective d’intégrer ce productif « arbre à pain », appelé ainsi dû à sa noix riche en glucides (nutritionnellement similaire au riz brun), dans des systèmes agroforestiers est enthousiasmante. Ces systèmes ont la capacité d’agir comme puits de carbone et de stocker du CO2 atmosphérique en molécules organiques, réduisant la quantité et les effets sur le climat (De Stefano et al, 2017). L’utilisation de terres marginales, ayant un faible potentiel de production

conventionnelle, ne ferait qu’ajouter aux bienfaits de cet hypothétique système (Dixon, 1995). Le retour du châtaignier américain aura fort probablement lieu d’ici quelques années, mais son utilisation massive comme source de nourriture, tel qu’autrefois, est plus incertaine. Le châtaigner américain en agroforesterie pourrait être un des éléments d’une nouvelle révolution agricole qui aurait des impacts positifs sur l’environnement. La séquestration du carbone est nécessaire pour l’atténuation des changements climatiques et des systèmes agricoles vivaces, productifs et diversifiés doivent être mis en place.

 

Références

Toensmeier, E. (2016). The carbon farming solution. White River Junction, Vermont: Chelsea Green Publishing.

Jacobs, Douglass & Dalgleish, Harmony & Nelson, Charles. (2018). Synthesis of American chestnut (Castanea dentata) biological, ecological, and genetic attributes with application to forest restoration. Available at: http://foresthealthinitiative.org/resources/chestnutdossier.pdf

De Stefano, Andrea & G. Jacobson, Michael. (2017). Soil carbon sequestration in agroforestry systems: a meta-analysis. Agroforestry Systems. 10.1007/s10457-017-0147-9.

Dixon, R.K. (1995) Agroforestry systems: sources of sinks of greenhouse gases? Agroforestery Systems 31: 99. https://doi.org/10.1007/BF00711719

LE LAIT, l’or blanc du Québec ou poison mortel?

By Camille Bergeron

Le lait, cet or blanc québécois ou poison, tout dépendant de notre perception, est au cœur de notre culture depuis longtemps. Sujet à controverses de nos jours, souvent j’ai entendu: ‘’Le lait est bourré d’antibiotiques, d’hormones et de microbes!’’.  Quels sont réellement les fondements d’une telle allégation?

Références images[1]

Normalement, outre gras, protéines, lactose, minéraux et eau, ce liquide contient aussi des globules blancs et des bactéries (Cornell Dairy Extension, 2018; FAO, 2018). Les cellules somatiques (globules blancs), ont des niveaux normaux au Québec d’environ 216 000 cellules/ml (Beauchamp & al., 2016; Valacta, 2017). Quant aux bactéries totales (BT), en moyenne au Québec, le compte est d’environ 26 000 BT/ml (Beauchamp & al., 2016, Thiboutot & Aubé, 2007). Ces 2 mesures constituent des normes importantes qui définissent la qualité du lait. Pour encourager une production de qualité et offrir le meilleur produit possible aux consommateurs, les producteurs ayant un CCS de 200 000 et moins et les BT de 20 000 et moins reçoivent une première prime, et ceux sous les 150 000 pour le CCS et de 15 000 et moins pour les BT ont droit à une 2e prime. Parallèlement, un producteur dont le lait dépasse 400 000 CCS et/ou 121 000 BT reçoit des pénalités et son lait ne sera pas ramassé si la situation perdure (Beauchamp & al., 2016; Valacta, 2017). De plus, tout le lait vendu au Canada est pasteurisé, ce qui élimine les bactéries potentiellement nuisibles en préservant au maximum ses propriétés nutritionnelles, ce qui en fait un produit extrêmement sécuritaire à consommer (Bon & al., 2010; PLC, 2017). Jusqu’à présent, nous avons clarifié ce que représentent les ‘’microbes’’ du lait. Maintenant, quant aux antibiotiques qui, selon certains dires, s’y retrouveraient en quantité, sachez qu’il est absolument interdit par la loi aux producteurs canadiens d’envoyer à la transformation du lait contenant des antibiotiques, même en infimes traces. Toute contravention à ce règlement se verrait sévèrement puni au moyen de lourdes amandes et du refus de ramassage du lait provenant de la ferme en infraction. Dans le cas où le lait d’un producteur aurait contaminé un chargement, celui-ci se verrait détruit et la valeur totale de ce chargement devra être remboursée par le contrevenant, et ce en plus des autres pénalités. Lors du ramassage, le lait de chaque ferme est testé, ce qui permet de retracer la provenance de la contamination, le cas échéant, et ainsi incriminer le producteur fautif avant même que le lait entre à l’usine (MAPAQ, 2018; PLC, 2016). Toutes ces mesures font en sorte qu’aucun antibiotique, quel qu’il soit et peu importe la quantité aussi infime soit elle, n’entre dans les infrastructures de transformation. Mentionnons qu’une vache ayant une condition nécessitant un antibiotique est traitée avec la médication appropriée prescrite par le vétérinaire. Alors, son lait est trait séparément et jeté pendant la période de retrait déterminée par Santé Canada pour être certain que le médicament ait été complètement métabolisé et évacué de l’organisme de l’animal, donc ne sera plus présent dans son lait. Seulement ensuite, le lait de la vache soignée peut être réintégré au réservoir (MAPAQ, 2018; PLC, 2016). Enfin, concernant les hormones, il est tout à fait normal d’en retrouver dans le lait, et ce tant pour celui des vaches que celui des humains! La prolactine, les œstrogènes et la progestérone sont celles naturellement présentes dans la glande mammaire lors de la synthèse du lait et n’ont aucun effet négatif sur la santé (Dohoo & al., 2003). Par contre, au niveau des hormones de croissance (somatotrophine recombinante bovine ou STbr), au Canada, contrairement aux États-Unis, leur utilisation est absolument interdite par la loi. Son processus de détection et les sanctions imposées sont similaires à celui pour les antibiotiques, d’où la confusion à l’origine des mythes (CanLII, 2017).

Finalement, tout ce que vous avez à retenir, c’est de ne pas vous inquiéter quant à la qualité et la salubrité de notre lait canadien! Soumis à de telles régulations et contrôles, tant à la ferme qu’à la transformation, les risques de contamination s’envolent avec ces mythes apparemment non-fondés.

 

RÉFÉRENCES

Beauchamp M. J., Fournier S., Gravel M. A. 2016. Contrôle de la qualité, dans Les Producteurs de Lait du Québec, Comprendre et répondre à la croissance : Rapport Annuel 2016 (en ligne)  http://lait.org/fichiers/RapportAnnuel/FPLQ-2016/qualite.pdf  Consulté le 12 février 2018

Bon J., Clemente G., Vaquiro H., Mulet A. 2010. Simulation and optimization of milk pasteurization processes using a general process simulator (ProSimPlus), Computers & Chemical Engineering;34 (3): 414-420. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0098135409002932

Canadian Legal Information Institute (CanLII). 2017. Regulation Respecting Food (en ligne)      https://www.canlii.org/en/qc/laws/regu/cqlr-c-p-29-r-1/latest/cqlr-c-p-29-r-1.html  Consulté le 10 février 2018

Cornell Dairy Extension. 2018. Composition of Milk (en ligne)  https://dairyextension.foodscience.cornell.edu/sites/dairyextension.foodscience.cornell.edu/files/shared/Composition%20of%20Milk.pdf   Consulté le 8 février 2018

Dohoo I.R., DesCôteaux L., Leslie K., Fredeen A., Shewfelt W., Preston A., Dowling P. 2003. A meta-analysis review of the effects of recombinant bovine somatotropin: 2. Effects on animal health, reproductive performance, and culling, Canadian Journal of Veterinary Research; 67(4): 252–264.                                                    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC280709/

Food and Agriculture Organization (FAO). 2018. Milk Composition (en ligne) http://www.fao.org/dairy-production-products/products/milk-composition/en/ Consulté le 8 février 2018

Ministère de l’Agriculture et des Pêcheries du Québec (MAPAQ). 2018.  Antibiotiques dans les élevages (en ligne) http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Productions/santeanimale/maladies/antibio/prevention/animauxelevage/Pages/antibiotiques-elevages.asp   Consulté le 8 février 2018

Producteurs de Lait Canadiens (PLC). 2016. Huit choses que vous devriez savoir au sujet du lait et des antibiotiques (en ligne) https://www.producteurslaitiers.ca/le-blogue-laitier/normes/huit-choses-que-vous-devriez-savoir-au-sujet-du-lait-et-des-antibiotiques  Consulté le 8 février 2018

Producteurs de Lait Canadiens (PLC). 2017. Pourquoi pasteuriser et homogénéiser le lait? (en ligne) https://www.producteurslaitiers.ca/le-blogue-laitier/produits-laitiers/pourquoi-pasteuriser-et-homogeneiser-le-lait  Consulté le 10 février 2018

Thiboutot M., Aubé G. (Valacta). 2007. Désinfection et qualité du lait (en ligne) https://www.agrireseau.net/bovinslaitiers/documents/Desinfectionqualitelait%20MTGA.pdf Consulté le 10 février 2018

Valacta. 2017. Moyennes de Production et de régie, décembre 2016, dans L’Évolution de la production laitière québécoise, Sainte-Anne-de-Bellevue, Qc, Canada.

[1] https://www.lafamilledulait.com/fr/question/110/que-signifie-le-logo-des-producteurs-laitiers-du-canada, http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/chronique/26529/moderniser-gestion-offre-berard-pineault,  http://www.lapresse.ca/vivre/sante/nutrition/201202/02/01-4491988-boire-un-verre-de-lait-par-jour-cest-bon-pour-le-cerveau.php

Roll Baby Roll!

 

Le soya, une culture longtemps considérée pour sa simple rotation avec le maïs. On concentrait tous nos efforts et intrants agricoles sur le, maïs et on comptait sur le soya pour briser le cycle de maladie de la culture principale, tout en minimisant notre temps sur optimiser le rendement du soya. Heureusement, les temps ont changé, les prix aussi d’ailleurs. Depuis plusieurs années, les prix sont passés à un niveau où il est plus avantageux de semer du soya que du maïs. Selon des statistiques de Bunge, acheteur et commerçant de soya, la demande mondiale du soya a bondi de 47% de 2001 à 2013! La production d’huile et de tourteau de soya bat son plein, mais en plus les producteurs du Québec ont l’avantage d’avoir à leur disposition un réseau qui permet de produire du soya de consommation humaine, produisant des biens comme du Miso, du Natto et du Tofu pour les consommateurs en Asie. En produisant du soya à identité préservé, en d’autres mots non-OGM, une prime est rajoutée sur chaque tonne de soya vendu à cet effet-là. Le seul problème est que le rendement du soya n’a que très peu augmenté depuis plusieurs décennies, comparativement à d’autres cultures comme la pomme de terre, et le, mais. Bien que l’avancement du domaine génétique permette d’améliorer les rendements de soya qu’en est -il du côté agronomique?

Dans certains cas, l’application supplémentaire d’engrais et de fongicides permet d’augmenter les rendements de soya. Par contre, pouvons-nous augmenter les rendements du soya sans ajouter des opérations supplémentaires? Eh bien oui! Il suffit de passer un rouleau compacteur sur les jeunes plants de soya… Quoi? Il s’agit pourtant de la conclusion de Mr Horst Bohner, chercheur chez OMAFRA, qui constate une augmentation de rendement statistiquement significative de 2 boisseaux/acre (134 kg/ha) lorsque les plantes de soya sont roulées au stade premier trifolié (V1). Rouler le soya à 2 trifolié est encore possible, mais, le soya ne doit jamais être roulé au stade 3 trifolié et crochet afin d’éviter que les tiges brisent. Des données similaires de l’université Michigan appuient ce fondement. Les essais ont été effectués avec un rouleau de type plat (comme sur la photo).

L’usage du rouleau dans la culture du soya est chose courante pour les producteurs, mais cette opération est normalement faite tout de suite après le semis. Le roulage assure que les roches sont enfouies et que le terrain soit plat. Une maigre hausse de rendement se produit si le terrain est roulé après le semis, permettant la batteuse de récolter les gousses qui sont proches du sol. Par contre, rouler après le semis augmente le risque qu’une croute se forme sur le sol et empêche l’émergence du soya. Les procédés chimiques qui expliquent la hausse de rendement lorsque le soya est roulé a V1 sont encore inexpliqués. L’hypothèse mentionnée par Mr Bohner est qu’une réponse hormonale est obtenue lorsque le soya est écrasé, causant la plante de produire plus de nœuds par plante. Une autre méthode ayant la même hypothèse est d’arroser le soya au stade V3 avec un herbicide, brulant la partie aérienne du soya (. Ce stress cause aussi une augmentation de gousses et de nœuds sur la plante du soya bien que le cout de l’herbicide est à considérer dans les années où ce procédé ne marche pas.

Des essais supplémentaires vont permettre de confirmer si le roulage sur le soya au stade V1 augmente les rendements sur une base annuelle. Cette pratique est toutefois à considérer, spécialement lorsque les producteurs n’ont pas le temps d’effectuer le roulage durant la période occupée des semis. Sur ce… on roule!

Mario Rogantini

 

Références

Bohner, H. (2017). Rolling your way to higher yield. OMAFRA. Repéré à https://www.realagriculture.com/2017/12/soybean-school-rolling-your-way-to-higher-yields/

Smith, D. (2012). Apply the right herbicide at the right time to slam the door on resistant weeds and kick up yield. AgWeb. Repéré à https://www.agweb.com/article/bang_for_your_buck/

Bunge. (2014). Le soya I.P, un monde d’opportunité à préserver. Repéré à http://www.grainwiz.com/nouvelles/bunge/3782-le-soya-i-p-un-monde-d-opportunite-a-preserver

Stratégie québécoise sur les pesticides, une critique

L’année 2018 marque l’année finale de la mise en place de la « Stratégie Québécoise sur les pesticides 2015-2018 », un effort gouvernemental pour réduire la pression des pesticides sur la santé humaine et les écosystèmes naturels au Québec (MDDELC, 2015). Alors que d’autres pays tels que la France ont tendance à bannir les pesticides jugés néfastes (pensons à l’atrazine en 2003 et au projet de bannir les néonicotinoïdes en 2018), le Québec ne penche pas vers l’interdiction des pesticides (Dumas, 2001; Garric et Le Hir, 2016). Il faut dire que le gouvernement  opère selon un système d’homologation fondé sur plusieurs tests comprenant l’évaluation de la mobilité et de la subsistance du produit dans l’eau, dans le sol et dans l’air et de tests de toxicité sur plusieurs espèces non visées telles que les mammifères, les vers de terre, les invertébrés, les insectes et acariens prédateurs et ravageurs, les plantes vasculaires terrestres non visées ainsi que les espèces aquatiques non visées à différents niveaux de la chaîne trophique (Santé Canada, 2004). Ce système permet toutefois à l’atrazine, un perturbateur endocrinien qui peut avoir des effets néfastes sur la santé humaine, à être appliqué en sol québécois (INSPQ, 2016).

La « Stratégie Québécoise sur les pesticides 2015-2018 » préconise plutôt que l’usage de pesticides considérés comme dangereux tels que l’atrazine, le chlorpyrifos et les néonicotinoïdes soit systématiquement endossé par un agronome (MDDELC, 2015). Il n’en demeure pas moins qu’il est essentiel de se demander si la précaution est suffisante. C’est une bonne question, étant donné que de nombreux agronomes n’auront jamais eu de formation scolaire obligatoire liée aux pesticides dans leur cursus scolaire (Université Laval, 2017; Université McGill, 2017). De plus, les agronomes travaillant pour les compagnies vendant ces produits pourrait très bien être tentés d’autoriser plus d’applications que nécessaire. Un producteur maraîcher de la municipalité de St-Rémi a pu constater ce fait lorsqu’il a vu la quantité d’herbicide appliquée sur ses champs baisser de 40% en passant d’un « agronome vendeur » à un agronome indépendant et ce, pour la même qualité de contrôle des pestes (Gerbet, 2017).

Les points faibles de la « Stratégie Québécoise sur les pesticides 2015-2018 » ne s’arrêtent pas là. En effet, les restrictions visées par le gouvernement n’affecteront sérieusement que les quelques pesticides énumérés plus haut. Ne serait-il toutefois pas plus sage de faire preuve de la même précaution à l’égard de tous les pesticides? N’y a-t-il pas eu un jour où l’atrazine et les néonicotinoïdes étaient considérés inoffensifs pour la santé de l’écosystème aux concentrations permises?

Plusieurs pesticides se voient relégués au rôle d’herbicide à bas risque. C’est notamment le cas du glyphosate, composante active du populaire herbicide Roundup (MDDELC, 2015). Or, même ce produit « inoffensif » commence à avoir des détracteurs sérieux (Williams et al., 2016). Le Centre de recherche sur les grains (2016) confirme notamment des cas de moutarde des oiseaux résistante au glyphosate.

Le but n’est pas ici de démoniser toute utilisation des pesticides.  Le système agricole actuel ne pourrait pas s’en passer du jour au lendemain. Il semble toutefois qu’il serait important de considérer tous les pesticides comme étant un danger potentiel important sur la santé humaine ou encore sur l’écosystème nature, ne serait-ce que parce que de nouvelles études font sans cesse naître des préoccupations nouvelles.  De plus, si tous les agronomes peuvent autoriser les applications d’herbicides, il faudrait minimalement que ces derniers soient tous bien formés en la matière et que l’Ordre des agronomes s’assure que sa surveillance englobe aussi les « agronomes vendeurs ».

 

Références :

Centre de recherche sur les grains (CEROM). (2016). Moutarde des oiseaux. CEROM. Disponible au http://cerom.qc.ca/medias/2017/10/11/une-premi%C3%A8re-mauvaise-herbe-r%C3%A9sistante-au-glyphosate-au-qu%C3%A9bec/ (consulté le 11 février 2018).

Dumas, C. (2001). Pesticides : La France interdit l’atrazine. Science et avenir. Disponible au https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pesticides-la-france-interdit-l-atrazine_4515 (consulté le 11 février 2018).

Garric, A. et Le Hir, P. (2016). Les pesticides tueurs d’abeilles interdits en 2018…avec des dérogations. Le Monde.  Disponible au http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/06/22/les-deputes-se-prononcent-sur-l-epineux-dossier-des-pesticides-tueurs-d-abeilles_4956095_1652692.html (consulté le 11 février 2018).

Gerbet, T. (2018). Trop de pesticides inutiles dans les champs. Radio-Canada. Disponible au http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1048466/trop-de-pesticides-inutiles-dans-les-champs-quebec-agriculture (consulté le 11 février 2018).

Institut national de santé publique (INSPQ). (2016). Atrazine et ses métabolites. Institut national de santé publique (INSPQ). Disponible au https://www.inspq.qc.ca/eau-potable/atrazine (consulté le 11 février 2018).

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELC). (2015). Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018. Disponible au http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/strategie2015-2018/strategie.pdf (consulté le 11 février 2018).

Santé Canada. (2004). Effets écotoxicologiques. Santé Canada. Disponible au http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pest/part/protect-proteger/regist-homolog/_review-eval/toxic-fra.php (consulté le 11 février 2018).

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Université McGill. (2018). Professional agrology specialization. Université McGill. Disponible au https://www.mcgill.ca/macdonald/prospective/degrees/bscagenvsc/specializations/profagrol (consulté le 11 février 2018).

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