L’exode rural, une grande menace pour l’avenir du Québec

Combien de fois entendons-nous que l’exode rural est un phénomène grandissant dans plusieurs pays comme le Canada. Pourtant, d’insuffisantes mesures sont présentement en place pour assurer le bon fonctionnement et aussi la survie de nombreux village québécois. Passant de 84%  à moins de 20% de 1851 à 2011, la proportion de gens vivant en campagne contre celle vivant en ville a dramatiquement chuté et suit une tendance à la baisse encore aujourd’hui (Statistique Canada, 2013). Bien que l’exode rural soit un problème présent au Québec depuis plusieurs années déjà, il est important de ce rappelé l’ampleur de ce que cela représente pour l’avenir du Québec. Peu importe les raisons qui poussent un producteur à quitter son entreprise agricole, que ce soit par manque d’argents ou de motivation, les conséquences engendrées sont plus grandes que l’on pense.

En effet, il est démontrable que l’agriculture est un grand moteur économique pour le Québec et surtout ses régions. Même si le secteur agroalimentaire, n’incluant pas le commerce de gros, ne représente que 7% du PIB total de la province en 2016, les retombées économiques de ses secteurs sont non sans importance (Investissement Québec, 2016). Soutenant près de 503 500 emplois principalement dans les secteurs manufacturiers, du transport et du commerce, les retombés économiques du secteur agroalimentaire étaient évaluées à plus de 19,5 G$ en revenus personnels et 13,1 G$ en bénéfices sociaux et ce pour l’année 2013 seulement (Institue du Québec, 2015).  Donc, l’autonomie économique d’un pays ou d’une province comme le Québec commence par un bon développement, mais aussi du maintien d’un secteur agro-alimentaire fort et autonome.

Une étude de cas concernant le village de Saint-Isidore-de-Clifton, dont ses activités économiques sont principalement reliées au secteur primaire, a démontré qu’une potentielle dégradation rapide des activités économiques, mais aussi une détérioration du tissus social du village, voir sa fermeture, pourrait être engendré dû aux manque de soutient donné à son secteur agricole (Éco Ressources Consultants et Eco Tech Consultants, 2009). Donc, non seulement la fermeture de plusieurs de nos villages est une menace pour la stabilité économique de la province, c’est aussi la perte de son héritage historique et culturel. En effet, loin de mon but d’être raciste, il est important de reconnaître que l’agriculture au Québec se fait souvent dans un contexte purement francophone, contrairement au plus grande entreprises non agricoles que nous pouvons majoritairement retrouver dans les secteurs plus industriels des grandes villes.

 

Il est donc primordial de prendre en considération que ce qui définit le Québec est entre autre ses racines. Ainsi, lorsque son agriculture s’affaiblie, ses villages ruraux sont menacés de disparaître, et sa culture aussi. C’est l’abandon de son histoire, de ses racines et ses valeurs. Ainsi, il est plus qu’urgent de mettre sur pied de plus grandes mesures faisant en sorte que les habitants de petits villages ruraux soient plus incités à demeurer dans leurs municipalités si nous voulons préserver le patrimoine québécois pour les années à venir. Ainsi, une meilleure valorisation de l’agriculture au saint des communautés québécoises est l’une des premières choses à considérer et améliorer pour garder les gens en régions. De plus, certaine municipalité offrent présentement des montant d’argents via leurs chambres de commerces pour les gens venant s’installé dans leur région. L’uniformisation de cette politique à l’échelle provincial serait sans doute une bonne stratégie pour l’intérêt de la préservation de la richesse culturel du Québec. Sans compté un meilleur appui, social et économique, de la part du gouvernement pour le secteur agroalimentaire éprouvant des difficultés considérables.

 

Référence:

Éco Ressources Consultants et Eco Tech Consultants, 2009, Retombées économiques pour le Québec et ses régions : Rapport final. No. de rapport 30119246. UPA, Québec, Qc.

Institut du Québec, 2015. L’industrie agroalimentaire : un puissant levier de développement économique pour le Québec. No. de rapport 7524. Agri Réseau, Montréal, Qc.

Investissement Québec, 2016. Agroalimentaire : Choisir le Québec c’est choisir la croissance. Disponible sur : http://www.investquebec.com/international/fr/secteurs-activite-economique/agroalimentaire/choisir-le-quebec-c-est-choisir-la-croissance.html (Accédé le 11 février, 2017). Investissement Québec, Québec, CA.

Statistique Canada, 2013, Population urbaine et rural, par province et territoire (Québec). Disponible sur http: //www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/demo62f-fra.htm (Accédé le 13 février, 2017). Gouvernement du Canada, CA.

3 responses to “L’exode rural, une grande menace pour l’avenir du Québec”

  1. Mario Roy says:

    Tout le monde s’entende pour dire que l’exode rural est un phénomène bien présent au Canada et dans la majorité des pays dans le monde. Je comprends bien l’argument de la préservation de notre culture mais sommes-nous vraiment capables d’empêcher l’exode et j’irais même jusqu’à dire, est-ce que c’est vraiment à notre avantage économiquement de l’arrêter. Le fait reste que l’exode rural est une conséquence du développement et de la croissance économique puisque nos industries prennent de l’expansion. L’idée d’incitatif monétaire offerte par les municipalités pourrais certainement être un bon stimulant pour aider à garder nos villages en vie et ainsi préserver notre culture. J’oserais par contre corriger le fait que l’héritage d’un village est tout aussi important malgré sa minorité, qu’il soit francophone ou anglophone. C’est probablement la diversité qui fait la richesse de notre l’héritage culturel. Dans ce sens, il faut probablement accepter le fait que la proportion de la population vivant à la campagne comparativement à la ville puisse augmenter mais toujours continuer à encourager les gens et les industries à occuper et développer nos régions.

  2. Joëlle Lefebvre-Ouellet says:

    Tout d’abord, l’auteur laisse le lecteur sur sa faim par l’absence de plusieurs preuves scientifiques et références afin de soutenir plusieurs propos tel que le lien entre l’instabilité de la province et le cas du village; les types d’incitatif souhaités par les habitants ainsi que les moyens valorisant l’agriculture. De plus, il est à souligner un certain manque de professionnalisme de la part de l’auteur par des lacunes linguistiques ainsi que la présence d’un propos inapproprié.

    Néanmoins, pourquoi un humain quitterait son coin de pays pour s’exilé en « ville »? Est-ce relié à la fermeture de l’usine du village ou par manque d’accessibilité à des ressources diverses dont des soins de santé? Le programme Place aux jeunes en Région existe afin de répondre à la demande en main d’œuvre et emplois en région. La population migrante détiendrait-elle aussi un potentiel salarial pour ces municipalités et villages?

    Enfin, le sujet choisi par l’auteur est toujours d’actualité. L’émission radio-canadienne La semaine verte aborde dans un épisode de janvier 2017 au sein de Gros-Mécatina sur la Côte-Nord qui s’effrite depuis la fermeture de son usine dédiée aux produits de la mer. Ce village se relève doucement par un revirement vers l’agriculture!

  3. Julie Major says:

    “…loin de mon but d’être raciste…”: Avec cette formulation, on peut comprendre que tu as un but raciste, mais qu’en ce moment, on en est loin! Aussi, la question de la langue est différente de celle des « races », comme telle? Attention à l’orthographe.

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