Toujours plus coûteux…

13 janvier 2017

Comme société canadienne, nous pouvons encore renverser la tendance et permettre une véritable aide à l’établissement dans le secteur agricole.  

Le terme agro-alimentaire est maintenant le terme utilisé pour désigner toute activité économique reliée à l’agriculture. Pour illustré l’évolution de notre langage, si nous revenons de quelque année, avant les année 1980, le ministère du gouvernement du Québec se nommait tout simplement le Ministère de l’agriculture. Nous avons jugé bon de changer son nom pour le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation. Nous voyons plus simplement l’agriculture comme étant des agriculteurs et agricultrices qui produisent de la nourriture pour nourrir la population. Aujourd’hui, nous nommons le secteur agricole par un terme plus global qui est le secteur agro-alimentaire ce qui fait en sorte que nous tendons graduellement à oublier les acteurs principaux qui sont les producteurs agricoles eux-mêmes.

Par conséquent, comme la majorité des secteurs de l’économie aujourd’hui, la plupart des producteurs agricoles se sont industrialisés et ont passé de petite ferme familiale à de véritables entreprises agricoles. Un fait est qu’en moyenne, le nombre de ferme au Québec comme dans le reste du Canada à diminuer considérablement alors que leur taille ne cesse pas d’augmenter d’année en année. De 1991 à 2010, le nombre de ferme au Canada a diminué de 280 043 à 205 730 alors que leur taille a augmentée en moyenne de 598 à 778 acres par ferme. Cette tendance est accompagnée par une augmentation de l’âge moyen des producteurs agricoles passant de 47.5 à 54 ans durant la même période (Beaulieu, 2015). C’est certainement un constat auquel nous devons faire face mais la question reste à savoir si nous acceptons la tendance ou est-ce que nous devons essayer de la ralentir ou l’arrêter. Dans le cas où nous optons pour essayer de renverser la tendance, des choix de société important entre donc en ligne de compte.

La réalité est que comme jeune entrepreneur, débuter une entreprise en production agricole ou acheter une entreprise existante devient de plus en plus difficile financièrement étant donné que leur valeur augmente d’année en année. La majorité des petites entreprises développe une rentabilité par la vente de produits de souche mais construire son propre marché comprend certainement ces défis pour développer une clientèle solide et fidèle. Au Québec, une aide à la relève agricole est offerte aux jeune voulant débuter en agriculture. Une aide financière variant entre 20 000 $ et 50 000 $ est offerte aux jeunes prenant la relève d’une entreprise existante et entre 10 000 $ et 25 000 $ pour quelqu’un qui veut démarrer une entreprise (FAQ. 2017). Cette aide est offerte depuis plusieurs années maintenant alors que la diminution du nombre de ferme est toujours présente. L’efficacité de cette aide financière doit donc peut-être être remise en question.

La principale préoccupation est que comme société, il n’est peut-être pas à notre avantage d’obtenir un system agricole comme celui de l’Australie ou la taille moyenne de ses fermes est environ 11 fois supérieure à la moyenne du Canada (Stat. Canada, 2006). L’exode rural devient donc presque global dans un cas comme celui-là.  Sans faire une réforme à l’ampleur de la Chine en 1980 où leur réforme économique rurales a répartie les terres en fonction du nombre de ménages créant des millions de petites fermes familiales, Statistique Canada (2006), la société canadienne devrais peut-être envisager sérieusement la possibilité de créer un programme d’aide financière globale pour permettre véritablement au jeune de s’établir en agriculture et avoir les ressources nécessaires pour permettre sa rentabilité à court et moyen terme. Bien sûr que le coût d’une mesure comme celle-là serait très élevé pour le gouvernement et que son application demanderait des règles strictes mais pour des régions ou l’agriculture est en déclin, ce pourrait être une bonne mesure pour rendre vraiment possible l’établissement des jeunes en agriculture et garder nos régions occupées.

Mario Roy

 

Références :

Martin Beaulieu. 2015. Les Changements Démographique dans l’agriculture Canadienne. Disponible sur http://www.statcan.gc.ca/pub/96-325-x/2014001/article/11905-eng.htm (accédé au site internet le 9 février 2017). Statistique Canada. Canada

FAQ (La Financière Agricole du Québec). 2017.  Appui financier à la relève agricole. Disponible sur  http://www.fadq.qc.ca/appui-financier-a-la-releve-agricole/description/ (accédé au site internet le 10 février 2017). Gouvernement du Québec. Québec

Statistique Canada. 2006. Un portrait de d’agriculture canadienne. Disponible sur http://www.statcan.gc.ca/ca-ra2006/articles/snapshot-portrait-fra.htm (accédé au site internet le 10 février 2017). Gouvernement du Canada. Canada

3 responses to “Toujours plus coûteux…”

  1. dominicmercierprovencher says:

    Le sujet de cet article est très intéressant et d’actualité. Par contre, je ne suis pas certain de comprendre le lien entre le sujet amené et le sujet principal. Une fois l’article lu au complet, je considère que l’audience est bien informé de l’ampleur de la problématique sur la difficulté d’établissement des nouveaux entrepreneurs agricoles ainsi que l’inaction du gouvernement face à la situation et ce, basé sur des statistiques fondés et alarmantes. Cependant, je suggère d’être plus clair sur les détails entourant la problématique visée de cet article. Il est difficile de différencier ce qu’est le plus important entre l’âge moyen des agriculteurs, la grosseur des fermes, le manque de fond à l’établissement et l’exode rural puisqu’ils sont tous mentionnés dans l’article. Les références utilisées dans cet article me semblent scientifiquement fiables puisque ce sont des informations prisent sur des sites gouvernementaux. Je considère que l’auteur de cet article a fait preuve d’un bon professionnalisme en général concernant la qualité de l’information et ce, même si j’ai décelé quelques fautes d’orthographe.

    Dominic Provencher

  2. Julie Macfarlane says:

    This article brought forth a very interesting subject. It presented the topic of becoming young agricultural producers now-a-days. However, the article was not as clear when it came to what the real issue came down to. It talked about the number of farms decreasing and the average age of producers increasing, but didn’t really explain why the situation is the way it is other than because of industrialization. This article provided readers though with knowledge about how young producers can get help to start their own production or to take over a production such as financial aid programs. It also discussed what should be done to help change things here in Canada such as going towards the system in Australia. The author can be regarded as being professional in his writing most of the time while providing reliable references however there are times where his opinion can be read. In addition, more references could have been cited throughout the article. Overall, this article was very informative and covers a very serious issue in Canadian agriculture.

  3. Julie Major says:

    “Nous (ne) voyons plus simplement l’agriculture comme étant…” J’ai ajouté le “ne”. Sa présence change complètement le sens de la phrase, et je pense que ce mot manquait pour avoir le sens que tu désirais…Pour montrer un changement, des pourcentages sont souvent plus efficaces que des nombres. Le terme “produit de souche” me rend un peu perplexe…Pour les appuis financiers à la relève agricole de la FADQ, il semblerait pertinent de mentionner le fait qu’il y a des exigences de formation pour accéder à ces montants? Je ne vois pas vraiment la pertinence de l’exemple de la Chine. On pourrait bien donner des fermes à des gens au Canada, la majorité ne ferait que la vendre! L’abbréviation utilisée pour la Financière est FADQ, tel qu’indiqué dans l’adresse de leur site web. Attention à l’orthographe.

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