Newer Entries »

Le minimum pour les employés agricoles

Si certains agriculteurs travaillent encore dans la ferme familiale, l’agriculture québécoise d’aujourd’hui est très dépendante de la main d’œuvre salarié. Au Québec, la Loi sur les normes de travail indique que les travailleurs agricoles doivent au moins être payés le salaire minimum, quel que soit le nombre d’heures de travail qu’ils effectuent (Bélanger et Candiz, 2015). Or, Statistique Canada rapporte que si l’on prend le pays dans son ensemble, en dollars constants, le salaire minimum n’a pas évolué depuis les années 70 (Galarneau et Fecteau, 2014). Alors que plusieurs groupes demandent une hausse du salaire minimum dans toute la province, les employeurs agricoles ne semblent pas tous l’entendre de cette oreille.

Une large proportion des salariés agricoles qui travaillent au Québec sont étrangers. Ceux-ci viennent principalement du Mexique et du Guatemala, ils effectuent des migrations économiques dans l’espoir de bénéficier du besoin de main d’œuvre en agriculture. Une étude récente sur les conditions de vie et de travail des travailleurs étrangers employés pour la production de fraises dans la région de l’île d’Orléans a révélé une importante précarité et les difficultés économiques parmi ces groupes de travailleurs. Pourtant peu d’employeurs semblent prêts à modifier leurs pratiques et augmenter les salaires (Bélanger et Candiz, 2015).

Cela est particulièrement surprenant si l’on prend en compte les conclusions d’une étude datant de 2014. Ce travail mené par Bélanger et Candiz sur de la perception de ces travailleurs migrants par la population locale québécoise a révélé que « les migrants sont perçus comme une main-d’œuvre indispensable et essentielle, comme des travailleurs idéaux et de qualité supérieure aux autres travailleurs agricoles ». Il semble que cela devrait justifier et légitimer les demandes d’hausse des salaires. Toutefois cette étude révèle également que ces travailleurs sont souvent considérés comme une population «invisible» par la population locale. Et c’est peut être justement cela, ajouté à l’exclusion sociale et spatiale de ces personnes également constatée dans l’étude, qui a pour résultat l’indifférence ou du moins le manque d’engagement pour augmenter les salaires de ces travailleurs.

Les travailleurs agricoles québécois aussi manifestent leur désir de voir leurs salaires augmenter. Dans les derniers mois, de nombreuses campagnes on été mise en place pour demander une hausse officielle du salaire minimum à 15 dollars. Cela aurait pour but de permettre aux travailleurs « en bas de l’échelle », et donc a beaucoup de travailleurs agricoles travaillant pour le salaire minimum, de sortir de la pauvreté. En effet, il est estimé actuellement que travailler toute l’année et à plein temps au salaire minimum permet à peine de dépasser la Mesure du panier de consommation. Cette mesure sert de repère dans les situations de pauvreté « du point de vue de la couverture des besoins de base » (Larivière, 2017).

Toutefois il est impossible d’ignorer l’autre aspect du problème. Les agriculteurs, et donc les employeurs, sont souvent contraints par des budgets serrés et de nombreuses pressions économiques. Le Ministère fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, estime en effet que «les producteurs agricoles canadiens vivent en fait depuis déjà un certain temps une profonde crise économique » qui fait écho à la crise mondiale du revenu agricole (Easter, 2005). Dans de nombreuses fermes une hausse des salaires des employés mettrait en péril la stabilité financière et la pérennité de l’exploitation. Ceci serait bien évidement risqué pour ces entreprises, leurs propriétaires, et potentiellement pour le secteur agricole dans son ensemble; mais contre toute attente une hausse des salaires pourrait également s’avérer nuisible pour les employés agricoles. En effet, l’un des arguments contre la hausse du salaire minimum est que cette mesure donnerait lieu à des suppressions d’emplois. Toutefois l’ampleur de ceci reste difficile à prédire et les désaccords sont nombreux (Larivière, 2017).

Ainsi la question du montant des salaires des employés agricoles est source de débat plus que de consensus. Cependant, étant donné le travail indispensable fournis par ces employés agricoles, une chose est sure: ces employés et leurs salaires n’ont pas fini d’être d’actualité.

 Valentine Granet

 

Bibliographie :

Bélanger, D., Candiz, G. 2014. Essentiels, fiables et invisibles : Les travailleurs agricoles migrants latino-américains au Québec vus par la population locale. Canadian Ethnic Studies. 46(1): 45-66

Bélanger, D., Candiz, G. 2015. Fraises douces amères : territoire et précarité chez les travailleurs agricoles migrants de la région de Québec. Cahiers de géographie du Québec. 59(166) : 7-28

Easter, W. 2005. Un pouvoir de marché accru pour les producteurs agricoles canadiens. Agriculture et Agroalimentaire Canada. [En ligne]. Adresse URL : http://www.agr.gc.ca/farmincome_f.phtml

Galarneau D., Fecteau E. 2014. Les hauts et les bas du salaire minimum. Catalogue Statistique Canada : Regards sur la société canadienne. 75‑006‑X

Larivière, V. 2017. Pour un salaire décent. Relations. 788 : 6-7. [En ligne]. Adresse URL: http://www.erudit.org/culture/rel049/rel02891/84233ac.html?vue=resume

L’amour est-il vraiment dans le pré?

Le 12 février 2017

Par Claudia Grenier

Ç’est romantique, la campagne. Une promenade en véhicule tout-terrain sous le coucher du soleil, un petit pique-nique dans un champ de blé et admirer les premiers pas d’un petit veau sont des images mignonnes que l’on voit passer à la télé-réalité ‘’L’amour est dans le pré’’. La réalité est beaucoup moins rose. Nombreux sont ceux qui oublient que les animaux aussi mangent 365 jours par année…

D’où provient l’inspiration pour cette émission populaire? Elle ne provient pas seulement d’un rêve campagnard, mais bien d’une réalité. Selon une étude réalisée en France par Giraud, C. (2012)  parmi toutes les classes sociales, à l’exception des ouvriers agricoles, les producteurs agricoles sont les plus affectés par le célibat. Par contre, ce sont les producteurs laitiers généralement issus d’une ferme familiale, qui sont les plus touchés.

Effectivement, c’est plus difficile que ça en a l’air de se trouver un partenaire quand on est un jeune agriculteur. Même si ce métier semble intriguant pour certains, rare sont les compagnons qui acceptent aussi facilement ce rythme de vie effréné. En fait, une étude réalisée par l’Université Laval en 2010 soutient que le nombre d’heures travaillées hebdomadairement par le jeune agriculteur moyen est de 64 heures, ce qui est loin de la moyenne des travailleurs du Québec, qui est de 34,5 heures par semaine. Inévitablement, cela nuit à la vie affective, familiale et amicale des producteurs agricoles (Rousseau et al, 2010).

Cette étude dont plus de 400 participants étaient des agriculteurs québécois âgés entre 18 et 37 ans, a permis de mesurer l’isolement social des jeunes producteurs. C’est alarmant;   60% des répondants sont à risque de se trouver dans une situation d’isolement social et 15% se retrouvent dans cette condition, c’est-à-dire qu’ ˂˂ ils ont peu de personnes sur qui compter et que cela les rendent malheureux » (Rousseau et al, 2010).

De plus, des études antérieures démontrent clairement que dans toutes classes sociales confondues, les célibataires ont un plus grand nombre de contacts sociaux en comparaison aux personnes qui sont en couple. L’étude révèle une situation opposée pour les jeunes producteurs québécois; les célibataires ont un petit réseau de soutien social (49%) comparativement aux agriculteurs en couples ou mariés (28%). Effectivement, il est plus ardu pour un jeune agriculteur de maintenir un réseau social actif lorsque l’on doit se lever à 5h et qu’on finit de travailler à 20h. Il est presque l’heure d’aller se coucher!

Pourtant les jeunes connaissent déjà ou ont un avant-goût ce mode de vie acharné. En fait, 55 % des femmes et 81% des hommes de la relève viennent du milieu agricole. Ils sont conscients que prendre la relève de la ferme implique de faire des compromis et des sacrifices. On peut oublier les soupers organisés à la dernière minute quand on doit faire la traite à 17h…

Alors, pouvons-nous faire un lien direct entre le nombre d’heure de travail exorbitant et le manque de relève agricole? Ce mode de vie est probablement un facteur qui importe dans la décision, car selon l’étude, les jeunes croient que leur métier et le fait de vivre en région ont un impact négatif sur vie intime. Et vous, seriez-vous prêt à mettre une croix sur votre vie sociale et vos sorties entre amis pour prendre la relève de la ferme familiale? La majorité n’est pas prête à le faire. Cette décision, ou plutôt, ce choix de vie qui implique de laisser de côté  le fameux ‘’9 à 5’’, doit être prise à un jeune âge. Les chiffres le démontre; selon les statistiques du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, seulement 64% des propriétaires qui prévoyaient se départir de leur entreprise entre 2010 et 2015, ont désigné une relève (DPARA, 2011).

Le sentiment d’appartenance à la ferme familiale est important et c’est ce qui retient les jeunes. Maintenant, le défi est de trouver quelqu’un qui veut aussi, tisser des liens serrés avec la belle-famille.

 

Références

Direction des politiques et analyses des risques agricoles du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. 201l. Recensement de la relève agricole établie 2011. Gouvernement du Québec. ˂https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Portrait_releveagricole.pdf˃ (11 février 2017)

Giraud, C. 2012. Le célibat des agriculteurs: unité et diversité. Demeter2013, 297-316.

Rousseau, G., Parent, D., Perrier, J-P.2010. Analyse de l’isolement social, de la sociabilité et de la qualité du soutien social chez les jeunes agriculteurs québécois. Université Laval. ˂http://www.traget.ulaval.ca/uploads/tx_centrerecherche/RousseauFinal150909.pdf ˃ (10 février 2017)

 

 

Blé hybride au Canada : technologie génétique révolutionnaire ?

Le 11 Février 2017

Par Sébastien Proulx

D’après un article publié en décembre dernier dans le magazine La Terre de Chez Nous, le Canada se doit d’augmenter sa productivité en agriculture s’il veut conserver son statut de leader international en exportation et en production agricole (Laplante El Haïli, 2016). En effet, en 2015, le Canada faisait partie des trois plus grands exportateurs mondiaux de blé (principal grain d’exportation au Canada) et était le premier producteur de blé à mouture riche en protéines au monde (“Les céréales canadiennes”, 2015). Le développement de variétés hybrides de blé représente une solution de l’avenir pour augmenter la productivité du blé au pays. Des études antérieures ont démontrer que des variétés de blé hybride peuvent effectivement améliorer les rendements de grain, la qualité de grain et plusieurs autres caractéristiques (Bruns and Peterson, 1998) (Therien, 2016).

Les semences de blé, présentement, sont développées de façon conventionnelle. C’est à dire qu’une fois la variété sélectionnée, elle est reproduite en champ et, puisque la morphologie de la plante n’est pas favorable à la dispersion du pollen, les épis sont principalement fécondés par leur propre pollen. Pour produire un hybride de blé, les semenciers sélectionnent deux lignées parentales les plus pures possible et les croisent en évitant que les plantes femelles ne reçoivent leur propre pollen. La semence produite bénéficie alors de vigueur hybride (quand les gènes parentaux se complémentent bien). C’est cette vigueur qui est à l’origine des augmentations de rendement.

Depuis 2015, des variétés hybrides de seigle d’automne sont déjà mises en marché au Canada. Ces variétés offrent un rendement plus élevé et plus stable ainsi qu’une meilleure qualité de grain (Gélinas, 2016). Si l’industrie veut intégrer cette technologie au blé, elle devra relever quelques défis pour réussir à la rendre disponible et abordable aux agriculteurs. D’abord, les lignes parentales ont encore besoin d’être développées, sélectionnées et purifiées. Quelques hybrides sont déjà disponibles en Europe mais aucune variété n’est encore commercialisée à grande échelle au Canada. Aussi, les coûts de production de semences doivent être améliorer pour assurer une semence à un prix raisonnable. En effet, la production de semence hybride a un taux de réussite plus faible que la production conventionnelle et elle requiert plus d’opérations au champ et plus de manutention (Cross, 2016), son coût est donc plus élevé.

Certains pourraient craindre que l’arrivée d’hybrides dans le blé serait problématique pour les producteurs parce que ressemer leurs semences de blé deviendrait donc désavantageux due à la perte de la vigueur hybride. Ainsi, ils seraient forcés d’acheter leurs semences à chaque année et cela créerait une dépendance plus forte envers les fournisseurs. Cependant, si les compagnies semencières s’assurent des ventes plus importantes et stables grâce à cette technologie, il leur sera plus encourageant d’investir dans la recherche et éventuellement augmenter la productivité du blé et par le fait même améliorer la profitabilité de cette culture. Dans le domaine du maïs, les rendements moyens ont à peu près quintuplé depuis la découverte des hybrides (Crow, 1998). Bien sûr, ce n’est pas la même culture mais cela démontre tout de même que les efforts de recherche peuvent mener à des résultats impressionnant quand le potentiel est présent.

En gros, dans un futur rapproché, l’introduction de variétés hybrides de blé est une innovation qui pourrait révolutionner cette culture et le secteur bioalimentaire du même coup au Canada. Toutefois, puisque l’hybridation du blé est encore une technologie niche, l’industrie doit mettre temps et argent pour rentabiliser sa production et assurer une semence concurrentielle.

 

Références

Bruns, R. and Peterson, C. (1998). Yield and stability factors associated with hybrid wheat. Euphytica, 100(1/3), 1-5. doi:10.1023/a:1018364801101

Les céréales canadiennes. (2015). Agriculture et Agroalimentaire Canada. Repéré 11 Février 2017, à http://www.agr.gc.ca/fra/industrie-marches-et-commerce/achat-de-produits-alimentaires-canadiens/les-cereales-canadiennes/?id=1426174486823

Cross, B. (2016). Yield-boosting hybrid wheat varieties on the horizon. The Western Producer. Repéré 11 Février 2017, à http://www.producer.com/2016/12/yield-boosting-hybrid-wheat-varieties-on-the-horizon/

Crow, J. (1998). 90 Years Ago: The Beginning of Hybrid Maize. Genetics.org. Repéré 11 Février 2017, à http://www.genetics.org/content/148/3/923

Gélinas, B. (2016). Un avenir doré pour le seigle hybride?. MAPAQ. Repéré 11 Février 2017, à http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Regions/mauricie/infolettreMAPAQMauricie/productionsvegetales/Pages/unavenirdorepourleseglehybride.aspx

Laplante El Haïli, M. (2016). Le Canada doit accroître sa productivité. La Terre de Chez Nous. Repéré 11 Février 2017, à http://www.laterre.ca/actualites/economie/canada-accroitre-productivite.php

Therien, Y. (2016). Un avenir prometteur pour le blé hybride. Le Bulletin des Agriculteurs. Repéré 11 Février 2017, à http://www.lebulletin.com/cultures/un-avenir-prometteur-pour-le-ble-hybride-82008

L’Accaparement des Terres Agricoles : Un Enjeu pour la Relève Agricole du Québec

Le 9 Février 2017

Par Stéphanie Bélanger-Naud

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants » avait dénoncé Antoine de Saint-Exupéry (Hudon, P. et Delomier, M. (FRAQ). 2015).  Cette phrase reflète bien l’importance d’avoir accès à la terre pour la relève agricole afin de pouvoir faire de l’agriculture leur métier et nourrir le monde. La transmission intergénérationnelle de la terre agricole est présentement menacée au Québec avec le phénomène de financiarisation et d’accaparement des terres agricoles, qui est un enjeu très important d’actualité, qui touche tous les producteurs agricoles ainsi que la relève et qui s’observe aussi à l’échelle mondiale (FRAQ. 2015). Ce phénomène est causé par d’importants investisseurs qui achètent des terres en grandes quantités et entrent par le fait même en compétition directe avec la relève agricole et aussi avec des agriculteurs qui veulent prendre de l’expansion puisque cela fait augmenter les prix des terres agricoles (Corbeil, M. 2015). Selon Statistique Canada, la valeur marchande des actifs agricoles des fermes québécoises a sextuplé depuis les 30 dernières années, et la valeur des terres agricoles a augmenté de près de 800% durant la même période, alors que la valeur économique des fermes est restée stable, ce qui compromet énormément la possibilité que la relève a de s’établir en agriculture (FRAQ et UPA. 2015).

Valeur des terres

Le tableau ci-haut, provenant de la Financière agricole du Québec (2016), reflète très bien la situation problématique de l’accaparement des terres agricoles, et justifie la motivation des investisseurs à investir dans ce secteur ainsi qu’aux agriculteurs à vouloir vendre leur terre à un investisseur plutôt que de la céder à la relève, et cela est très problématique.

La firme Pangea est un bon exemple d’une entreprise qui investit dans les terres agricoles, et s’adjoint comme partenaire des agriculteurs dans la production céréalière. Beaucoup de débats tournent autour de cette firme, qui dit ne pas être un fonds d’investissement et être passionnée par l’agriculture alors que les producteurs se sentent menacés par cette entreprise qui crée d’importants conflits d’intérêt (Corbeil, M. 2015). D’autres important acteurs du monde de la finance (Partenaires agricoles S.E.C., AGRITERRA, SOLIFOR, HAIG, etc.), des promoteurs immobiliers et d’infrastructures ainsi que des propriétaires agricoles ayant les moyens de surenchérir sont aussi responsables de cette importante hausse de la valeur des terres agricoles (FRAQ et UPA. 2015). De 2010 à 2015 seulement, les 15 sociétés les plus actives au Québec auraient acquis plus de 27 000 hectares de terre pour un total de 121,7 M$, et Pangea a déboursé 26,3 M$ sur ce total pour acquérir un total de 4 131 hectares, ce qui fait d’elle la plus grande compagnie d’investissement en terres agricoles au Québec. Cette superficie totale équivaut à 40 fermes familiales qui appartiennent maintenant à 15 investisseurs (FRAQ. 2016).

Le 26 mai dernier, le projet de loi 599 visant à contrer l’accaparement des terres agricoles a été déposé à l’Assemblée nationale du Québec. Les mesures de ce projet de loi sont perfectibles, mais ont le mérite de briser l’immobilisme du gouvernement à l’égard de ce phénomène inquiétant (FRAQ. 2016). Avec le projet de loi 599, toute acquisition de terre par un propriétaire possédant déjà plus de 100 hectares devra être accepté par la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), et l’acquisition sera autorisée seulement si l’acquéreur possède le statut d’exploitant agricole émis par le Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ). De plus, toutes les transactions en zone agricoles devront être déclarées à la CPTAQ (FRAQ. 2016).

Ce nouveau projet de loi aidera grandement les producteurs ainsi que la relève agricole à concurrencer ces importantes sociétés d’investissement et à préserver le modèle de fermes familiales dont nous somme si fiers au Québec, mais nous attendons encore à ce jour des réponses du gouvernement sur le rapport annoncé par le ministre Paradis lors du congrès 2016 de l’UPA.

Références

Corbeil, M. 2015. Accaparement des terres agricoles : Pangea n’a pas convaincu le PQ. Le Soleil. Disponible à http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201503/17/01-4853148-accaparement-des-terres-agricoles-pangea-na-pas-convaincu-le-pq.php (consulté le 5 Février 2017).

Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA). 2015. Les Aspirations et les Besoins des Jeunes qui Nourriront le Québec de Demain. Disponible à http://www.fraq.qc.ca/wp-content/uploads/2014/02/Memoire-releve-nourrir-le-Quebec-demain-oct-2015.pdf (consulté le 6 Février 2017).

Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ). 2015. MÉMOIRE La Terre, Racine de notre Avenir, pistes de solutions pour améliorer l’accès à la terre. Disponible à http://www.fraq.qc.ca/wp-content/uploads/2015/03/Memoire-CAPERN-FRAQ-VERSION-FINALE-23-03-2015.pdf (consulté le 6 Février 2017). FRAQ, Longueil, Qc.

Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ). 2016. Réaction de l’UPA et de la FRAQ au Projet de Loi 599. Disponible à http://www.fraq.qc.ca/2016/dossiers-de-lheure/reaction-de-lupa-et-de-la-fraq-au-projet-de-loi-599/ (consulté le 6 Février 2017). FRAQ, Longueil, Qc.

Hudon, P. et Delomier, M. (FRAQ). 2015. Rapport Annuel, Relevons le Défi des Générations. Disponible http://www.fraq.qc.ca/wp-content/uploads/2016/06/Rapport-annuel-FRAQ-2015_FINAL.pdf (consulté le 6 Février 2017). FRAQ, Longueil, Qc.

La Financière agricole du Québec (FADQ). 2016. Bulletin Transac-Terres. Disponible à http://www.fadq.qc.ca/fileadmin/fr/bulletins/transac-terres-2016.pdf (consulté le 8 Février 2017).

L’Union des producteurs agricoles (UPA). 2015. MÉMOIRE L’accaparement des Terres Agricoles : Quatre Raisons d’Agir! Disponible à https://www.upa.qc.ca/content/uploads/2015/03/Memoire-CAPERN-UPA.pdf (consulté le 5 Février 2017).

 

Welcome, bienvenue!

ag2012.06.06

By Feb. 14 we will have lots ag-related of food for thought, thanks to McGill’s AGRI 430 students!

 

Newer Entries »
Blog authors are solely responsible for the content of the blogs listed in the directory. Neither the content of these blogs, nor the links to other web sites, are screened, approved, reviewed or endorsed by McGill University. The text and other material on these blogs are the opinion of the specific author and are not statements of advice, opinion, or information of McGill.