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Vive les terrasses!

Le mot ‘terrasse’ raisonne de deux façons dans ma tête. Si j’étais chez un psychologue et qu’il me montrait un dessin de terrasse en me demandant quel est le premier mot qui me vient à l’esprit, je pourrais tout aussi bien répondre ‘sangria!’ que ‘café!’, pour des raisons bien différentes.

 Terrasse – sangria

 Ce que j’attends avec impatience, au printemps, ce sont les terrasses! Automatiquement, je pense : sangria, nachos, bain de soleil.

 Mon amie et moi, toutes les deux aux doctorats, avons initié une tradition il y a quelques années. Le vendredi, disons aux deux semaines, nous quittons l’université vers le milieu de l’après-midi et nous nous attablons à la terrasse du Pizzafiore avec un pichet de sangria et des grignotines.

 Rien de mieux pour terminer la semaine sur une note détendue. On parle souvent de nos sentiments du moment en ce qui a trait à nos études, nos ambitions, nos tracas de gars, etc. Pur moment de bonheur!

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Métaphore – thèse

Je suis en train de rédiger une partie de ma thèse qui me donne presque mal aux neurones, littéralement. C’est peut-être à cause de cet état de transe que j’ai eu un ‘flash’ de métaphore peut-être un peu quétaine entre ma thèse et une marche en montagne. Je tiens à m’accrocher à cette image précieuse pour le reste de mon travail de rédaction. Voici ma métaphore:

Plus je lis et plus j’écris sur un aspect de ma thèse, plus j’ai l’impression de m’enfoncer dans un sentier au coeur d’une forêt à flan de montagne. C’est aussi comme si les fourches se multiplient et je dois constamment choisir un sentier plutôt qu’un autre et justifier mon choix. J’essaie d’aller au bout de ma pensée, au fond des choses, pour les comprendre en profondeur. Je m’enfonce ainsi dans la forêt, parfois où j’ai l’impression que peu de gens sont allés. 

Mais ensuite, si je veux revenir à l’image globale, à mon point de départ, je dois pouvoir répondre à la question : où te situes-tu dans la montagne en cet instant précis? Ouf! pas évident..Donc mon défi constant, en pleine période de rédaction, c’est de ne jamais perdre de vue la vision d’ensemble, mon objectif de thèse. C’est de toujours pouvoir situer la portion du sentier sur lequel j’avance par rapport à la montagne. Ne pas perdre le Nord.

Comment j’ai obtenu un poste de professeure : étape 2 de 2

J’ai obtenu, tout récemment, un emploi à temps plein à titre de professeure à l’université. C’est un rêve qui s’est réalisé!

Comme je le mentionnais dans ma chronique précédente, j’ai eu envie de partager avec vous deux étapes qui m’ont menée jusqu’à cet emploi : (1) la rédaction d’une lettre de motivation – voir ma chronique précédente – et (2) l’entrevue (avec exposé oral). La présente chronique s’attarde à la deuxième de ces étapes.

2(a) L’entrevue

J’ai passé beaucoup de temps à me préparer pour l’entrevue afin d’avoir le moins de surprise possible. Je me suis d’abord familiarisée avec la philosophie et les divers programmes de l’université en question. J’ai regardé tout le cursus de cours offerts en prenant soin d’identifier les cours que je pourrais enseigner. J’ai pris connaissance des différentes activités de recherche effectuées par les professeurs en me demandant avec qui des collaborations seraient envisageables.

J’ai préparé une liste d’environ trente questions hypothétiques pour lesquelles j’ai prévu mes réponses avec soin. Ensuite, j’ai simulé une entrevue avec une amie pour me pratiquer à répondre aux questions sans trop d’hésitation.

En arrivant à l’entrevue, je connaissais mon curriculum vitae sur le bout de mes doigts. J’avais préparé un classeur avec mon CV, mes publications et les sections rédigées de ma thèse.

Une fois l’entrevue commencée, je suis simplement restée moi-même et je me suis efforcée de vivre le moment comme un échange enrichissant peu importe l’issue!

2(b) L’exposé oral

Avant l’entrevue, je devais faire un exposé oral d’une vingtaine de minutes devant le comité de sélection des candidats sur un de mes sujets d’intérêt. J’ai choisi de présenter le contenu d’un article que j’avais récemment publié et qui était donc frais dans ma mémoire. Le sujet me paraissait accrocheur autant qu’accessible. J’avais pratiqué à quelques reprises ma présentation pour m’assurer de respecter les limites de temps et de bien structurer mes idées.

Je me suis fait poser plusieurs questions après l’exposé. J’étais contente d’avoir choisi un sujet que je maîtrisais pour être en mesure de bien y répondre.

J’ai trouvé le processus d’entrevue extrêmement intéressant, très convivial et aucunement confrontationnel. Ce fut l’une des rares occasions de discuter aussi amplement et avec des professeurs d’expérience, de mon parcours académique et professionnel, de mes ambitions, de mes idées de recherches futures, de mes aptitudes d’enseignement et de mes champs d’expertise.

Si je retiens une chose de ce processus d’embauche, c’est qu’en restant moi-même et en étant solidement préparée, j’ai diminué de beaucoup mon niveau de stress et j’ai pu laisser cours à mon enthousiasme pour le poste et apprécier pleinement ce moment d’échange. Bien sûr, après l’entrevue c’est l’attente….et ça c’est stressant! Mais l’important c’est que j’avais donné mon maximum.

Comment j’ai obtenu un poste de professeure : étape 1 de 2

J’ai obtenu, tout récemment, un emploi à temps plein à titre de professeure à l’université. Au moment d’écrire ces lignes, j’ai peine à y croire, mais c’est bel et bien la réalité!

Pour ceux qui caressent ce même rêve, j’ai envie de partager avec vous deux étapes qui m’ont menée jusqu’à cet emploi : (1) la rédaction d’une lettre de motivation et (2) l’entrevue. La présente chronique s’attarde à la première de ces étapes.

1. La rédaction d’une lettre de motivation

Pour soumettre ma candidature, je devais envoyer une lettre de motivation et mon curriculum vitae. La rédaction de la lettre d’une page et quelques lignes m’a pris en tout environ huit bonnes heures de travail. Je parle d’heures 100% productives. Au cours de ce processus, j’ai demandé à plusieurs personnes de me donner leurs commentaires sur ma lettre. (more…)

Honey, no one is going to read your thesis! – ah bon…

‘Honey, no one is going to read your thesis!’ C’est la phrase que m’a lancé une sympathique chercheure australienne à la conférence à laquelle j’assistais dernièrement à Berkeley (voir ma chronique précédente). Elle devait avoir environ vingt ans d’expérience derrière elle.

 À ce moment-là, nous étions cinq à la table pour le dîner et nous parlions de nos doctorats respectifs, en cours ou complétés. J’ai mentionné que je rédigeais ma thèse en français à McGill, expliquant à leur étonnement que c’était possible, puisque McGill est une université bilingue. (more…)

Avez-vous une carte d’affaire? Et autres pensées…

Je suis dans ma chambre d’hôtel à Berkeley, où j’assiste à une conférence organisée par l’University of California depuis deux jours – campus universitaire et climat fabuleux en passant. J’ai le temps de me laisser aller à mes pensées…et de les partager avec vous!

Pensée #1 : Est-ce que je devrais avoir une carte d’affaire en tant que doctorante? J’ai justement écrit une chronique, il y a quelque temps, sur les façons de faire du réseautage lors des conférences. Je n’avais pas pensé à l’idée des cartes d’affaire, jusqu’à ce qu’un conférencier me demande ma carte (non existante) aujourd’hui. (more…)

Est-ce que vous «travaillez» ou vous «étudiez» au doctorat?

J’ai un ami au doctorat qui me taquine quand je lui dis ‘demain, je dois étudier toute la journée’ ou bien ‘as-tu bien étudié aujourd’hui?’. Il me dit qu’il n’emploie jamais le terme ‘études’ à propos de ses recherches doctorales; il ‘travaille’, il n’étudie pas.

Une autre amie au doctorat m’a déjà dit qu’elle aimait voir son doctorat comme un travail et essayer autant que possible d’adopter un rythme de vie de personne-normale-qui-travaille à l’âge que nous avons. (more…)

Résolutions du Nouvel An 2011 – chronique 1

De toute évidence, je présente une certaine résistance à la technologie en ce qui a trait à mes études supérieures. Ma première résolution de l’an 2011 est donc la suivante : m’ouvrir davantage aux outils technologiques au bénéfice de l’avancement de ma thèse.

Actuellement, si j’ai le choix entre un livre/article en version électronique et un vrai livre qui sent bon le papier à la bibliothèque…je choisis le livre/article de la bibliothèque sans hésitation! Je photocopie les pages qui m’intéressent au lieu d’imprimer les pages pertinentes de la version électronique (mea culpa).

Si j’ai le choix entre une recherche sur Internet et une recherche agenouillée dans les rayons de la bibliothèque le cou cassé…je choisis les rayons de la bibliothèque sans aucun doute!

Également, il m’arrive souvent de me faire suggérer par des collègues d’utiliser certaines fonctions sur mon ordinateur pour être plus efficace, comme EndNote. Le plus souvent, je suis leurs conseils par soucis de gagner du temps dans mon travail. Par contre, l’idée d’améliorer mon utilisation de la technologie au profit de mon travail ne vient jamais vraiment de moi. Je ne sors assez pas de ma zone de confort.

Mieux vaut tard que jamais!

Faire du réseautage lors des conférences

Dans le milieu académique, on nous réitère régulièrement l’importance de se constituer un réseau de contacts professionnels, surtout dans l’optique de poursuivre une carrière universitaire où nous sommes appelés à collaborer à la réalisation de travaux de recherche.

L’aptitude à faire du ‘PR’ n’est toutefois pas donnée à tout le monde! D’ailleurs, la tâche de se créer un réseau contraste nettement avec celle de rédiger une thèse, un exercice essentiellement solitaire. (more…)

Une petite gêne

À la fameuse question “Que faites-vous dans la vie?”, je devrais simplement répondre que je poursuis des études doctorales en droit de la santé à l’Université McGill. Or, je me surprends souvent à omettre de mentionner que je suis au doctorat. Par exemple, cette semaine, j’ai répondu à la question selon la séquence suivante à une personne de mon équipe de sport :

- J’étudie en droit

- En droit de la santé

-Oui, je suis avocate

- Non, je fais de la recherche

- À McGill

- En fait je fais mon doctorat en droit de la santé en vue d’enseigner au niveau universitaire. (more…)

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