La cervoise Alésia: entre histoire et dégustation

Cervoise Alésia

Cervoise Alésia

L’automne dernier, en attendant de payer mon café au Permis de Bière, je regardais les bières autour de moi. L’une d’entre elles sortait du lot avec sa bouteille en forme d’amphore: la cervoise Alésia. Curieuse, je lis l’étiquette. Ça alors! Cette cervoise est le fruit d’un minutieux travail de reconstitution historique! J’ai voulu en savoir plus.

L’homme derrière la cervoise, Stéphane Morin, est littéralement un puits de science sur plusieurs sujets, dont l’histoire brassicole. J’ai eu droit à une entrevue de deux heures où j’ai pu m’initier à cette partie de l’histoire que je connaissais assez peu, pour ne pas dire pas du tout.
Ayant entre autres en poche un baccalauréat ès arts et une maîtrise en histoire (Brasseurs, brasseries et activités brassicoles dans la plaine de Montréal, 1788-1852 – UQAM), Stéphane, qui fête cette année ses 30 ans de métier, a été en 1997 le premier à enseigner la dégustation de bière à l’École Hôtelière des Laurentides, ce qu’il fait encore à l’École Hôtelière de Montréal. Il a été l’instigateur du festival de bière de Chambly et du Mondial de la bière, a fondé le regretté magasine Effervescence, est l’auteur de plusieurs livres et chroniques et il donne des conférences. Il a également recréé en 2007 la seule cervoise commercialisée dans le monde. Qui a dit que des études supérieures en histoire ne menaient à rien?

Qu’en est-il du français à McGill? Un aperçu.

Le drapeau français avant qu’il soit remplacé par la Tricolore après la Révolution. D’éventuelles ressemblances au drapeau du Québec sont entièrement fortuites.
Source: rgbstock.com

Je m’étais, alors que je commençai à écrire pour ce blog, promis d’écrire un “post” sur deux en français. Cette ambition se fondait sur une double motivation: d’abord, celle de faire justice à une audience forcément diverse, souvent bilingue, et en partie francophone. Ensuite, je souhaitais renouer avec la rédaction du français, qui s’est faite rare au cours d’années passées à poursuivre des études en anglais.

Malheureusement, la deuxième motivation a rapidement eu raison de la première, et pas dans le sens désiré: dur de se forcer à écrire en français alors que l’on passe ses journées à lire et à rédiger en anglais. Mon ambition s’est donc bien vite estompée, et mes “posts” ont, jusqu’à ce jour, tous été en anglais. Mais il n’est jamais trop tard! – d’autant plus que Guillaume vient de publier son premier post en français, ce qui m’a encouragé à renouer avec mon ancienne promesse. Mais le français – parlons-en, justement. Qu’en est-il du français à McGill? Est-il pratiqué? Quelle est sa place, de droit et d’usage? Questions linguistiques, questions culturelles, questions politiques même (ou surtout!?) – ci-dessous, un aperçu, forcément personnel.

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