My stay in Dakar

2017-Boily Audrey By Audrey Boily

Many things could be said about my brief stay in Dakar this summer. I could elaborate on the sound of the ocean or the beauty of the nearby beach, I could mention the suffocating heat and the need to sleep under a mosquito net with no fan, or I could simply describe the differing living conditions and scenery from the ones I’ve grown accustomed to in my hometown of Montreal. Truth being said, this is not what I will remember from my internship in Senegal and it is not what I would like people to focus on when describing my trip. I would rather want people to remember things hardest to verbalize; the new emotions that I learned to deal with and situations of which the beauty and power is lost when put into words.

One thing that really stood out from my experience was the loss of bearings I experienced upon arrival and during the entire length of my trip. For example, it took me two weeks to be able to identify what stop I had to get off the bus to get to work (something I do quite easily at home). At first, every building looked the same; it seemed impossible to establish clear landmarks.

It also took me time to understand where my place was within my organization, my host family and with my Senegalese friends. Means that I normally use to avoid or deal with conflicts seemed obsolete. I still had a voice and a desire to express my ideas, but didn’t always know how to do so in a constructive and respectful way. Once I understood the reasoning behind certain Senegalese habits, it became easier for me to accept them and move forward.

Another amazing part of my trip was the many different types of relationships I built with the people I met. A true sense of community existed in my neighborhood. Each family knew the others and every parent looked after the others’ children. When preparing a meal, it was always difficult to assess the quantity to prepare as in the event unexpected guests arrived around meal time, they would invariably be invited to stay and eat. With these relationships came very diverse and interesting conversations about life, religion, family, friendship and culture. The hardest part was nothing experienced during my stay, but having to leave and say goodbye to the many people that made my experience meaningful and memorable.

Au pays de la Téranga

2017-Boily Audrey Par Audrey Boily

La chaleur me berce tranquillement dans l’autobus public qui m’amène au travail. Chaque matin, je quitte ma famille d’accueil pour me rendre à mon lieu de stage à proximité du centre-ville de Dakar. Je prends la grande route où se trouvent une foire, de nombreux immeubles commerciaux et plusieurs gratte-ciels. Je descends de l’autobus et le trajet pour me rendre au bureau se fait facilement. Je réalise mon stage auprès de la « Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) ». Il s’agit d’une organisation non gouvernementale sénégalaise fondée en 1990 à Dakar. Depuis 2013, la RADDHO est partenaire avec Equitas dans un projet innovateur sur le droit des femmes se nommant «  Autonomisation et participation citoyenne des femmes et des filles ». Le but du projet est de créer des communautés plus sûres où les jeunes et les femmes exercent leur leadership pour la promotion des droits humains.

La beauté du projet est que le principal travail est effectué sur le terrain par des acteurs de la société civile. Des comités locaux ont été mis en place dans trois localités au Sénégal; ils sont responsables d’organiser ou de superviser des actions communautaires ou toutes autres activités liées au projet. Dans le cadre de mon stage, j’ai eu la chance de participer aux réunions organisées par ces comités locaux. Suite à ces rencontres et à la réception des rapports narratifs d’activités communautaires qui se sont déroulées au printemps, j’ai été mise responsable de comparer les résultats des activités communautaires et de les analyser en détail.

Dans le cadre de mes lectures, j’ai appris davantage sur la problématique de l’état civil, l’une des thématiques importantes du projet. Dans une école où s’est déroulée une action communautaire, 522 élèves sur 1200 ne possédaient pas d’acte de naissance. De ce fait, ils ne pouvaient pas passer l’examen final pour obtenir leur diplôme du secondaire et ainsi pouvoir poursuivre leurs études à l’université. L’accès à l’éducation est considéré comme un élément clé pour l’autonomisation des femmes et des filles. Par conséquent, les membres des comités locaux organisent des activités de sensibilisation sur cet enjeu et supportent la tenue d’audiences foraines pour que les jeunes puissent obtenir leur acte de naissance.

À la fin de  ma journée de travail, je retournerai auprès dans ma famille d’accueil pour partager le souper et passer la soirée avec eux. Les différents membres de ma famille d’accueil m’ont rapidement intégrée au cœur de leurs activités. Vivre dans une famille me permet de me plonger dans la vie quotidienne des gens, de partager des moments de qualité et de comprendre leurs différentes réalités. Je suis vraiment au pays de la Téranga, ce qui signifie « hospitalité » dans la langue courante du Sénégal, le Wolof. Je finirai par m’endormir aux différents sons de la vie active de mon quartier.

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