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Finalement : le mystère des «charmeurs de vers de terre» élucidé!

francaisCela ne vaut peut-être pas un prix Nobel mais je peux vous annoncer que l’énigme derrière la technique utilisée par les cueilleurs de vers de terre du sud des États-Unis pour attraper leur butin aurait enfin été résolue. La pratique de ses worm charmers, comme on les appelle, consiste à planter un piquet en bois dans le sol et d’en frotter l’extrémité avec un morceau de métal plat. Cela produit une sorte de grognement – grunting en anglais – d’où le terme de worm grunting associé à cette technique. Utilisée au bon endroit et dans les conditions appropriées, elle attire des centaines de vers à la surface, pour la plus grande joie des pêcheurs qui les attrapent et s’en servent comme appât.

Jusqu’à récemment, la technique semblait associée davantage à une pratique vaudou qu’à la science. Mais le Dr Kenneth Catania, un neurochirurgien de l‘Université Vanderbilt, à Nashville, au Tennessee, a finalement trouvé une explication à cet étrange phénomène. Il vient de démontrer que le grognement émis par l’assemblage imite le son d’un prédateur du ver de terre, la taupe à queue glabre.

La spécialité du Dr Catana est l’étude des sens, et en particulier ceux des taupes. C’est ce qui l’a amené à élucider la technique des « charmeurs de vers ». Dans le cadre de son étude, il s’est retrouvé au nord de la Floride, une région où les taupes sont abondantes et où elles consomment de larges quantités de vers de terre. Quand il a mesuré les fréquences des vibrations émises par les taupes lorsqu’elles grattent le sol, il a remarqué une forte concordance entre celles-ci et celles produites par la technique du worm grunting. De là son explication, publiée dans un journal scientifique accessible sur Internet, PloS ONE. Selon lui, les vers de terre, croyant qu’ils sont sur le point d’être attaqués par une taupe, s’enfuient à toute vitesse vers la surface. Encore que le terme « à toute vitesse », pour un ver de terre, soit relatif!

 

Ariel Fenster

La FDA sévit contre un médicament «homéopathique»

coldL’agence américaine de surveillance des aliments et des médicaments demande au public de cesser immédiatement d’utiliser les produits Zicam contre le rhume. La FDA a reçu 130 rapports de patients ayant perdu le sens de l’odorat de façon prolongée, et même permanente, après avoir utilisé l’un des produits Zicam, tels que Zicam Cold Remedy et Zicam Cold Remedy Swabs.

Plusieurs aspects de cette affaire méritent d’être soulignés. Tout d’abord, mentionnons que Zicam était présenté comme un médicament homéopathique. Le fait que Zicam entraîne des effets secondaires indique qu’il ne s’agit pas d’un médicament homéopathique. Le principe de base de l’homéopathie, qui défie

toute notion scientifique, est que plus une substance est diluée, plus le produit qui en résulte est actif. Par exemple, l’arsinicum album, un produit homéopathique pour traiter les maux d’estomac, est préparé à partir d’arsenic dilué par un facteur de 10 (un gramme d’arsenic pour 9 grammes de substance inerte). La dilution est répétée trente fois de suite. Avec la concentration qui en résulte, il n’y essentiellement plus de molécules d’arsenic présentes. D’ailleurs, la seule affirmation scientifiquement valable à propos de l’homéopathie est que par sa nature même, elle ne peut pas causer d’effets secondaires !

Le fabricant de Zicam, la compagnie Matrixx Initiatives, l’a sans doute mis sur le marché en tant que produit homéopathique pour une raison bien simple. Cela le soustrayait, comme pour tout produit de santé dit naturel, de fournir à la FDA les preuves de son efficacité ou de son innocuité. Difficile à croire que ceci ait été le cas pour un produit ayant des ventes de plus de 40 million de dollars par an ! Le système de contrôle des É.-U. présente une autre lacune. Lorsque des problèmes font surface, comme dans le cas de Zicam, la FDA n’a pas le pouvoir d’obliger les compagnies à rappeler leur produit. Elle doit « négocier » avec les fabricants pour que ceux-ci acceptent de le faire, une situation qui cause des délais et met le public à risque. Jusqu’à présent, Matrixx Initiatives a refusé de rappeler Zicam mais a annoncé qu’elle a suspendu les livraisons et qu’elle est prête à rembourser toute personne qui en fait la demande

Les premiers cas d’anosmie, ou perte du sens de l’odorat, chez les utilisateurs de Zicam ont été rapportés dès 1999, peu de temps après que Matrixx Initiatives eut mis le produit sur le marché. On sait maintenant que la compagnie a depuis reçu plus de 800 rapports semblables sans en informer la FDA.

Come son nom l’indique, Zicam contient des dérivés du zinc. Dans les années 1930, quand la polio faisait rage, l’une des théories stipulait que le virus pénétrait dans le corps par les voies nasales. Conséquemment, l’’un des moyens de prévention utilisés était de « bloquer » celles-ci avec, entre autres, des composés à base de zinc. En 1937, lors d’une éclosion de polio à Toronto, les enfants avaient été traités avec du sulfate de zinc. La pratique n’avait pas arrêté l’éclosion et de plus, plusieurs enfants avaient perdu complètement et de façon permanente le sens de l’odorat. On peut imaginer que si Matrixx Initiatives avait eu à soumettre Zicam à l’examen de la FDA, cet épisode aurait pesé dans la balance.

D’après Matrixx Initiatives, Zicam serait disponible au Canada depuis octobre 2008. Cette information est démentie par Santé Canada, qui indique que le produit n’est pas autorisé au pays et qui avise toute personne qui pourrait s’en être procuré à l’occasion d’un voyage aux É.-U. de ne pas l’utiliser.

Il est à noter qu’au Canada, la réglementation sur les médicaments et produits de santé naturels est beaucoup plus restrictive (http://www.hc-sc.gc.ca/produits de santé naturels. Ici, les fabricants doivent obtenir une licence d’exploitation avant de mettre un produit sur le marché. Et même si les exigences en matière d’efficacité sont assez floues, ils doivent au moins prouver l’innocuité du produit.

Ariel Fenster

Les dangers des ordonnances « off-label »

L’American Medical Association estime que près de 40% des médicaments prescrits aux États-Unis le sont sans autorisation (ce que l’on appelle « off-label »), c’est-à-dire pour des usages autres que ceux pour lesquels ils ont été approuvés par la FDA. Il n’y a pas de données pour le Canada mais on peut présumer que les chiffres sont semblables. Cette pratique profite aux compagnies pharmaceutiques puisqu’elles n’ont pas à procéder à des essais supplémentaires en vue de l’utilisation de ces médicaments pour d’autres maladies. Cependant, le patient qui utilise un médicament « off-label » s’expose à des effets secondaires qui n’ont pas été proprement évalués. Bien qu’un médecin puisse, en toute légalité, prescrire des médicaments « off-label », les compagnies pharmaceutiques n’ont pas le droit de promouvoir l’usage de ces médicaments pour d’autres maladies que celles pour lesquelles ils ont été approuvés. Mais cela ne les empêche pas de le faire. La compagnie Eli Lilly vient de plaider coupable et a accepté de payer une amende de 1,4 milliards de dollars pour avoir fait la promotion illégale de son antipsychotique Zyprexa.

Eli Lilly était accusée d’avoir développé une campagne de marketing pour encourager les médecins à prescrire Zyprexa à deux catégories de patients – les personnes âgées et les enfants – pour lesquelles le médicament n’était pas approuvé et l’usage particulièrement risqué. Selon la preuve présentée en cour, la compagnie encourageait les gériatres à prescrire Zyprexa comme sédatif pour les patients « difficiles » des foyers pour personnes âgées. D’après Eli Lilly, le recours au médicament permettait de réduire la quantité de soins requis par ces patients. Comme tous les autres antipsychotiques, Zyprexa augmente les risques de mort soudaine, de maladies cardiaques et d’infection chez les personnes âgées.

Les pédiatres et médecins de famille, eux, étaient encouragés à prescrire Zyprexa pour les enfants « agités ». Et cela, bien que le médicament ait tendance à entraîner des prises de poids importantes et des problèmes métaboliques.

La somme de 1,4 milliards de dollars qu’Eli Lilly doit débourser représente la plus grosse amende jamais imposée à une compagnie pharmaceutique. Mais, ne nous apitoyons pas trop. Depuis sa mise en marché, en 1996, Zyprexa a généré près de 40 milliards de dollars pour la compagnie. On estime qu’environ la moitié de ces revenus découle d’ordonnances « off-label », ce qui signifie que l’amende ne correspond seulement qu’à environ un an de recettes d’ordonnances de Zyprexa jugées illégales.

Ariel Fenster

Le cas de John List

John ListLa technique du vieillissement de portrait est surtout utilisée par la police pour retrouver les enfants disparus. Il s’agit de prédire un portrait actuel de l’enfant à partir d’une photographie prise à l’époque de sa disparition.  Dans le cas de John List, la technique a été appliquée, avec un buste reconstitué, pour capturer un meurtrier 18 ans après son crime.

Le 9 novembre 1971,  John List a abattu méthodiquement toute sa famille dans leur maison,  à Westfield,  au New Jersey : sa mère Alma,  84 ans; sa femme Helen, 45 ans; et leurs trois enfants,  Patricia,  16 ans,  John Jr., 15 ans, et Frederick, 13 ans.  Sur quoi, il disparut. Il planifia si bien les meurtres que cela prit près d’un mois avant que les corps ne soient découverts. Il avait informé l’école des enfants que la famille était partie en voyage et avait arrêté le courrier et les livraisons de lait. Sa voiture fut retrouvée stationnée à l’aéroport Kennedy, mais sans aucune indication qu’il ait pris un avion. Pendant 18 ans, la police multiplia ses efforts pour essayer de retrouver John List, mais sans résultat. En désespoir de cause, les autorités firent appel à la télévision et à Frank Bender.

La spécialité de Frank Bender était de reconstituer l’apparence faciale, soit de morts à partir du squelette, soit de fugitifs dont on avait perdu la trace, d’après de vieilles photos. Dans le cas de John List, il n’y avait pas de vieilles photos, car ce dernier les avait fait disparaitre avant de s’enfuir. À la place, Frank Bender utilisa des photos des parents de John List, afin d’établir de quoi il aurait l’air en vieillissant. Grâce à ces informations, Frank Bender créa un buste en argile qui était censé représenter John List 18 ans après sa disparition. C’est ce buste qui fut présenté en 1989 par la police aux téléspectateurs de «  America’s most wanted » – une émission spécialisée dans la traque de fugitifs – en leur demandant de vérifier s’il ressemblait à une de leurs connaissances.

La police n’avait pas beaucoup d’espoir. L’émission de télévision n’avait jamais retrouvé quelqu’un qui ait disparu depuis autant d’années. Et pourtant, un habitant de Midlothian, en Virginie, téléphona pour dire que le buste ressemblait étonnement à un de ses voisins, Robert Clark, qui habitait depuis plusieurs années à côté de chez lui. Ce « Robert  Clark » avait beaucoup de points communs avec John List. Lui aussi était comptable et lui aussi était un fervent paroissien de l’église luthérienne. Mais il niait qu’il était John List. Une comparaison des empreintes digitales avec celles trouvées sur la scène du crime leva tous les doutes quant à son identité et, à son procès, il fut condamné à cinq termes de prison à vie à perpétuité. John List mourut en prison en 2008, près de quarante ans après le meurtre de sa famille.

Le symposium Lorne Trottier 2012

SymposiumNous sommes constamment bombardés de messages contradictoires au sujet des aliments. Certains produits portent l’étiquette « naturels » ou « sains », on nous recommande de faire le plein de vitamines et d’antioxydants, d’inclure des probiotiques dans notre alimentation et d’éviter les pesticides. Mais qu’est-ce que tout cela signifie? Quelles sont les données probantes permettant d’étayer de telles affirmations?

Dans le cadre du huitième Symposium scientifique public Lorne Trottier organisé par l’Université McGill, quatre distingués experts feront la lumière sur ces questions et donneront leur point de vue sur la nutrition et la science en abordant des thèmes aussi divers que la chimie culinaire ou l’état actuel de la recherche sur l’alimentation et la santé.

Le professeur Jeffrey Blumberg, de l’École des sciences et des politiques nutritionnelles Friedman de l’Université Tufts, et le Dr Walter Willett, directeur du Département de nutrition de l’École de santé publique de l’Université Harvard, amorceront le débat le lundi 12 novembre. Le lendemain, Jane Brody, chroniqueuse dans le domaine de la santé pour The New York Times, et Harold McGee, auteur de deux ouvrages phares sur la science culinaire, poursuivront la discussion.

Les séances se dérouleront en anglais et seront animées par le professeur Joe Schwarcz, directeur de l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill.

Ne manquez pas cet événement spécial :
Le lundi 12 novembre 2012
17 h 30 à 19 h 30

Centre Mont Royal, 1000, rue Sherbrooke Ouest (angle Mansfield)

Le mardi 13 novembre 2012
17 h 30 à 19 h 30

Centre Mont Royal, 1000, rue Sherbrooke Ouest (angle Mansfield)

Les pigeons de Roy Day

BirdRoy Day a un problème. La municipalité de Gravesham, en Angleterre, où il habite, lui a ordonné de se débarrasser de ses pigeons, dont le bruit et l’odeur incommodent les voisins. Mais M. Day explique que c’est une chose impossible; ses pigeons sont des pigeons voyageurs et, même s’il les amenait à l’autre bout du pays, ils reviendraient au pigeonnier. Cette petite introduction a pour but d’expliquer que la colombophilie, l’art de faire parcourir de longues distances à des pigeons, a toujours ses adeptes.

La colombophilie remonte très loin; les Égyptiens la pratiquaient déjà, il a plus de 3 000 ans.  Les Anglais ont été informés de leur victoire à Waterloo par un pigeon. En 1986, le premier service postal aérien entre Auckland et l’île de la Grande Barrière, au large de la Nouvelle-Zélande, faisait appel à un service de pigeons voyageurs. Pendant la Première Guerre mondiale, les pigeons ont joué un rôle primordial. Ils servaient à transmettre des messages du front, mais aussi, équipés d’appareils photographiques, à des missions de reconnaissance au-dessus des lignes ennemies. En reconnaissance de leurs exploits, plusieurs d’entre eux ont reçu des décorations militaires et un monument leur est dédié dans le nord de la France, près de Lille. Plus récemment, des vidéos postées sur YouTube montrent comment les insurgés syriens font appel aux pigeons voyageurs pour communiquer entre eux.

Sur de courtes distances, ce sont des indices visuels qui permettent au pigeon de se retrouver : les routes, collines et rivières. Encore que, dans le cas des routes, il semble que le macadam réverbère la chaleur, et l’air chaud qui monte les aide à se maintenir en vol. La théorie olfactive suggère que les odeurs portées par le vent leur servent aussi de repère. Le record absolu de distance parcourue par un pigeon est de plus de 2 719 km. D’autres théories ont été proposées pour expliquer comment les oiseaux peuvent s’orienter sur de telles distances, parcourant des endroits qu’ils n’ont jamais visités. Le modèle le plus souvent mentionné est celui du « compas et de la carte », le « compas »  permettant à l’oiseau de s’orienter et la « carte »  lui fournissant les données quant à sa position par rapport au pigeonnier. Dans les deux cas, la position du soleil et possiblement des étoiles semblent être des facteurs déterminants. Mais il y a aussi des indications que les pigeons font appel au champ magnétique terrestre pour s’orienter. Les scientifiques donnent pour preuve que, lorsque les éruptions à la surface du soleil perturbent le champ magnétique, les pigeons ont davantage tendance à se perdre. Une hypothèse, non vérifiée, suggère qu’ils sont aussi affectés par les téléphones cellulaires.

Les courses de pigeons, un sport avec une ligne de départ et de multiples lignes d’arrivée, ont leur part de controverse. Sur ces longues distances, les oiseaux ont à faire face à toutes sortes de dangers, en particulier les attaques de rapaces et, quand la visibilité est mauvaise, des objets sur leur chemin, pylônes électriques ou antennes de télévision, ou ils se perdent tout simplement. Il n’est pas rare que moins de 50 % des oiseaux terminent une course.

Soutenus par des siècles d’expertise, ce sont les pigeons belges et hollandais qui sont les plus prisés par les amateurs de courses. Mais de plus en plus, ces amateurs se retrouvent dans les pays d’Asie, plus particulièrement en Chine. À elle seule, l’association chinoise de pigeons voyageurs compte plus de 300 000 membres. Pour beaucoup de nouveaux riches du pays, les courses de pigeons sont devenues un symbole de statut social, et ils sont prêts à mettre le prix fort pour posséder le meilleur oiseau. Difficile à croire, mais récemment, un pigeon belge a été vendu à un richissime chinois pour la modeste somme de 500 000 $.

Pourquoi le vin rouge donne-t-il des maux de tête?

vinBeaucoup de personnes, et en particulier les femmes, se plaignent de maux de tête après la consommation, même minime, de vin rouge. Un syndrome connu sous l’acronyme anglais RWH (Red Wine Headache) et dont la cause exacte est mal expliquée. Toutefois, il semble que dans certains cas, l’histamine, un vasodilatateur, serait impliqué. Ce composé se retrouve naturellement à des concentrations plusieurs centaines de fois plus élevées dans le vin rouge que dans le vin blanc. Les personnes sensibles à l’histamine ont intérêt à éviter des appellations tel que les Bourgognes. Ceux-ci sont fait à partir de Pinot Noir; une variété particulièrement riche en histamine. Malheureusement, surtout en ce temps de fêtes, le Champagne peut également donner lieu au syndrome du RWH chez les personnes susceptibles. Car en fait, bien que celui-ci soit un vin blanc il est surtout assemblé à partir de raisins noirs de la même variété (Pinot Noir) que les vins de Bourgogne.

Qu’est-ce un poisson bio?

fishL’appellation ”biologique” pour tout aliment est strictement réglementée. Telle qu’elle s’applique aux poissons d’élevage cela implique des règles strictes en vue de protéger l’environnement, par exemple recyclage de l’eau et disposition des déchets. De plus, leur alimentation doit provenir de sources biologiques certifiées. Ceci n’est pas un problème pour des poissons comme le tilapia qui sont végétariens et pour lequel la nourriture bio est disponible. Mais pour les poissons carnivores tel que le saumon, il est quasiment impossible de garantir que leur nourriture est 100% biologique. En effet, ils sont normalement nourris de poissons sauvages dont la nourriture ne peut être contrôlée. Pour tenir compte de cette situation, le CAAQ (Conseil des appellations agroalimentaires du Québec) permet l’appellation “poisson organique” si les ces poissons sauvages proviennent de “sites peu ou pas pollués”. L’ironie est qu’un saumon sauvage venant de ces mêmes sites ne peut pas porter l’étiquette « organique » bien qu’il soit plus « naturel » que les saumons d’élevage nourris à partir de ce site.

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