« Older Entries | Newer Entries »

The Financial Impact of Cannabis on Canadian Agriculture

Bill C-45 will see the legalization of cannabis for recreational use all over Canada. This bill is set to become law by the 1st July 2018 and will likely have an important impact on the agriculture and the agri-food industry. Because of the clandestine nature of the current market, it is difficult to assess the impact Bill C-45 will have on Canada’s agricultural sector. The importance of this event cannot be overlooked. If we consider a somewhat similar situation with the prohibition of alcohol in the 1920’s, if it was allowed to continue indefinitely the Canadian market would be short an estimated 42 billion in 2016 not to mention missing out on years of potential revenue (Agriculture and Agri-Food Canada, 2013). This article will attempt to illustrate the financial impact cannabis legalization may have in the agriculture sector in Canada and its industry participants.

In 2001, the sale of cannabis for medical use was made legal in Canada. By 2017, 58 companies registered with Health Canada for medical cannabis production and sale (Statistics Canada, 2017). The latest data provided by Health Canada has 5,836 kg of dried cannabis sold in the 1st quarter of 2017 and these numbers continue to climb each month (Health Canada. 2018). The medical website Weed MD (www.weedmd.com) is a licensed producer by Health Canada and provides an estimate of about $10 per gram on average for dried cannabis (Weedmd, 2018). That would give us a total yearly average sale of $233,440,000 in medicinal cannabis in 2017 (This does not include the sale of cannabis oil).

However, the legal medicinal cannabis market in Canada gives only a faint indication as to the size of the overall market. The underground market has been established for much longer and is bolstered by the large number of Canadians that use cannabis recreationally. Statistics Canada estimated that in 2015, the underground market size of cannabis was 5 to 6.2 billion dollars (Statistics Canada, 2018). Deloitte in 2016, put out a detailed report estimating the effect of legalized cannabis on the Canadian economy. The results indicated a base market worth of cannabis at 4.9 to 8.6 billion. When factoring its effect in ancillary markets, they estimated the total worth of the legal cannabis industry at $22.6 billion. Much of the study from Deloitte was influenced by the success in Colorado which represents about 1/7th of the Canadian market (Deloitte, 2016). To put that in perspective, canola is currently Canada’s most valuable crop and as of 2017, it’s total contribution to the economy is estimated at 26.7 billion dollars (Canola Council of Canada, 2017).

In the current proposed system relating to Bill C-45, it is the Federal government who will oversee cannabis production. The distribution, sale, and enforcement of federals laws will be administered by the provincial governments. The production of cannabis will most likely be decentralized representing only a minimal barrier to entry for agricultural producers. Although much talk has been around centralizing the sale of cannabis in a similar system to that of hard alcohol in most Canadian provinces (Quebec Government, 2017). Though nothing is set in stone and there is still much to be ironed out in terms of how the cannabis market will function. Regardless of these uncertainties, I think it’s safe to say that cannabis is likely to be a boon for the agricultural industry and the Canadian economy as a whole. This type of event is quite unique and I for one will look with great interest as to how the market evolves.

References:

Agriculture and Agri-Food Canada. 2013. Consumer trends wine, beer and spirits in Canada. Available at http://www.agr.gc.ca/eng/industry-markets-and-trade/international-agri-food-market-intelligence/canada/consumer-trends-wine-beer-and-spirits-in-canada/?id=1422297046469 (accessed 10 Feb. 2018). Agriculture and Agri-Food Canada, Ottawa ON.

Canola Council of Canada. 2017. Industry overview. Available at https://www.canolacouncil.org/markets-stats/industry-overview/ (accessed 10 Feb. 2018). Canola Council of Canada, Winnipeg, MB.

Deloitte. 2016. Recreational Marijuana Insights and opportunities. https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/ca/Documents/Analytics/ca-en-analytics-DELOITTE%20Recreational%20Marijuana%20POV%20-%20ENGLISH%20FINAL_AODA.pdf (accessed 10 Feb. 2018). Deloitte, Toronto, ON.

Health Canada. 2018. Market Data. Available at https://www.canada.ca/en/health-canada/services/drugs-health-products/medical-use-marijuana/licensed-producers/market-data.html (accessed 10 Feb. 2018). Health Canada, Ottawa ON.

Quebec Government. 2017. Encadrement du cannabis au Québec. Available at http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2017/17-236-20W.pdf (accessed 10 Feb. 2018). Quebec Government, Quebec, QC.

Statistics Canada. 2018. Experimental estimates of cannabis consumption in Canada, 1960 to 2015. Available at http://www.statcan.gc.ca/pub/11-626-x/11-626-x2017077-eng.htm (accessed 10 Feb. 2018). Statistics Canada, Ottawa ON.

Statistics Canada. 2017. Preparing the statistical system for the legalization of cannabis. Available at http://www.statcan.gc.ca/pub/13-605-x/2017001/article/14840-eng.pdf (accessed 10 Feb. 2018). Statistics Canada, Ottawa ON.

Weedmd. 2018.Weedmd products. Available at https://www.weedmd.com/about-weedmd/ (accessed 10 Feb. 2018). Weedmd, Aylemer, ON.

 

La modération a bien meilleur goût

Avec la sortie des «Monsanto Papers» en 2017, la crédibilité concernant la sécurité du glyphosate, retrouvé entre autres dans le Roundup, est sérieusement ébranlée. Ces documents révèlent que certains tests concernant le niveau de risque associé au Roundup n’auraient pas été adéquatement faits et que certaines études qui semblaient démontrer le danger du Roundup auraient été mises à l’écart par Monsanto (Baum Hedlund Aristei Goldman 2018).

Figure provenant de Benbrook (2016); A : Nombre de livres de glyphosate appliqués; B : le prix du glyphosate et la quantité appliquée dans les champs de maïs et soya; C : Nombre de mauvaises herbes résistantes au glyphosate

Avec ces révélations, les résultats provenant de recherches indépendantes sont absolument nécessaires. Récemment, une revue de la littérature, fait par un professeur à l’université de Floride, brosse un portrait de la situation actuelle sur l’utilisation du glyphosate, citant plus d’une centaine de recherches (Van Bruggen et al. 2018). Les grands titres ne sont pas très encourageants. Des résidus de glyphosate s’accumulent dans l’environnement, causant un changement dans les communautés microbiennes présentes dans le sol, les plantes et les intestins des animaux. De plus, de nombreuses recherches ont démontré des effets négatifs sur les animaux lorsqu’ils étaient exposés à de très grandes concentrations de glyphosate. Par contre, les concentrations de glyphosate retrouvées présentement dans l’urine des animaux de ferme et des humains sont bien en dessous des concentrations causant des problèmes directs aux animaux. Les auteurs vont jusqu’à établir un lien entre l’augmentation des résistances aux antibiotiques et l’utilisation du glyphosate. Selon eux, les mécanismes utilisés par les bactéries pour survivre dans un environnement avec du glyphosate sont similaires à ceux utilisés pour ne pas être affecté par des antibiotiques comme la pénicilline. Ces «supers» bactéries se retrouveraient dans les végétaux provenant de champs où du glyphosate a été appliqué et se retrouverait éventuellement dans les intestins des animaux et des humains. Ce phénomène serait une des causes de l’augmentation des bactéries résistantes aux antibiotiques et une conséquence indirecte grave de l’utilisation excessive du glyphosate. Même si cette hypothèse est difficile à prouver, d’autres aspects de la revue littéraire sont alarmant. L’accumulation grandissante de résidus de glyphosate dans l’environnement, le grand nombre de mauvaises herbes résistantes au glyphosate et les effets néfastes sur les animaux exposés à de grande concentration de glyphosate démontrent que l’utilisation croissante du glyphosate durant les dernières années est un problème sur lequel les agriculteurs se doivent d’agir.

Quelles sont les alternatives? L’application d’alternatives comme le 2-4D et le dicamba, deux autres herbicides, en combinaison ou en rotation avec le glyphosate sont deux méthodes que certains producteurs utilisent. Toutefois, M. Van Bruggen nous met en garde, car l’utilisation inadéquate d’autres modes d’action pourrait avoir comme conséquence de favoriser le développement de bactéries résistantes à d’autres antibiotiques, empirant la situation actuelle (Van Bruggen et al. 2018).

D’autres solutions n’impliquant aucun herbicide peuvent et devraient être utilisées dans la lutte contre les mauvaises herbes. Les rotations de cultures, les engrais verts, le sarclage, les bioherbicides et autres sont tous des outils que les producteurs peuvent utiliser pour réduire l’utilisation d’herbicides de synthèse (Lamichhane et al. 2017). Toutefois, il est important de garder en tête que ces alternatives ne sont pas parfaites, dans certains cas, l’utilisation d’herbicide est nécessaire pour bien contrôler les mauvaises herbes. L’application d’herbicide ne devrait pas être complètement proscrite, mais utilisée en combinaison avec d’autres méthodes de contrôle, minimisant les effets négatifs de la surutilisation des herbicides. Dans un monde où les agriculteurs se doivent de réduire les coûts de désherbages au maximum pour s’assurer un gagne-pain, les herbicides peu coûteux comme le glyphosate sont plus souvent utilisés au détriment d’autres moyens plus respectueux de l’environnement, vu comme plus coûteux à court terme (Lamichhane et al. 2017). Qui sait, avec un incitatif pour changer leur façon de faire, les agriculteurs songeraient certainement à réduire leur utilisation abusive du glyphosate.

 

 

Références:

Baum Hedlund Aristei Goldman. (2018). Monsanto Papers | Secret Documents. Récupéré à: https://www.baumhedlundlaw.com/toxic-tort-law/monsanto-roundup-lawsuit/monsanto-secret-documents/

Benbrook, C. M. (2016). Trends in glyphosate herbicide use in the United States and globally. Environmental Sciences Europe, 28(1), 3.

Lamichhane, J. R., Devos, Y., Beckie, H. J., Owen, M. D. K., Tillie, P., Messéan, A., & Kudsk, P. (2017). Integrated weed management systems with herbicide-tolerant crops in the European Union: lessons learnt from home and abroad. Critical Reviews in Biotechnology, 37(4), 459-475.

Van Bruggen, A. H. C., He, M. M., Shin, K., Mai, V., Jeong, K. C., Finckh, M. R., & Morris, J. G. (2018). Environmental and health effects of the herbicide glyphosate. Science of The Total Environment, 616-617, 255-268.

L’aquaculture durable en milieu marin, est-ce possible ?

L’aquaculture à fait l’objet de plusieurs controverses dues aux dommages que cette production cause à l’environnement, pourtant elle ne cesse de prendre de l’expansion. En effet, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2030 l’aquaculture aurait de grandes chances d’être la principale source d’approvisionnement de poissons dépassant largement la pêche. (MAPAQ, 2003) Cependant, dans les fermes aquacoles, les poissons sont très condensés au même endroit ce qui aboutit à des problèmes sur la qualité de l’eau. Les poissons produisent normalement des déchets organiques, libère des composés azotés et du phosphore dans l’eau, mais lorsque tout cela se retrouve en grande quantité dans un seul endroit, des problèmes surviennent. Également, la nourriture non ingérée de ces poissons se retrouve dans l’eau et n’aide pas à entretenir un environnement propre. Ces deux facteurs causent une accélération de l’eutrophisation des milieux marins. L’eutrophisation est l’accumulation de matières nutritives qui cause une surpopulation des algues. Les piscicultures en milieu terrestre peuvent contrôler ces problèmes en traitant l’eau avant de la renvoyer dans les lacs, mais pour les piscicultures en milieu marin, d’autres solutions devaient être trouvées.

C’est donc pour les piscicultures en milieu marin que la recherche sur l’aquaculture multitrophique intégrée (AMTI) peut être intéressante, puisque ce type de production se trouve avec des bassins plongé directement dans l’eau. L’AMTI est un système de production regroupant différents organismes qui se nourrissent des déchets d’une espèce principale. Dans le cas d’une pisciculture, l’espèce principale se trouve à être le poisson, qui va alimenter les autres espèces de la production. Ce type de système comprend, en plus du poisson, des espèces extracteurs de nutriments organiques à particules grossières, à particules fines et des extracteurs de nutriments inorganiques dissous dans l’eau. Les espèces extracteurs de nutriments organiques à particules grossières comme les oursins sont placées sous les cages de poisson, ils vont se nourrir des plus grosses particules de nourriture non utilisée et des fèces des poissons qui vont s’écraser au fond de l’eau. Par la suite, près des cages, des extracteurs de nutriments organiques à particules fines tels que les moules et les huitres peuvent être suspendus. Dans leur cas, ce sont les petites particules qui flottent dans l’eau venant des restants de nourriture et des fèces de poisson qu’ils vont absorber afin de croître. Les dernières espèces de l’AMTI sont les extracteurs de nutriments inorganiques dissous qui se trouvent à être les algues, elles vont être situées à une plus grande distance dans le sens du courant afin de capter l’azote et le phosphore produit par les poissons. Chaque espèce de cette production peut être vendue à des fins de consommation humaines, les algues peuvent même servir à la production de moulée pour poisson.

Figure 1 : Pêches et Océans Canada présente une représentation sous-marine du système d’aquaculture multitrophique intégrée

L’AMTI devrait attirer l’attention des producteurs aquacoles en milieu marin, car c’est une solution aux surplus de déchets organiques et inorganiques que la pisciculture produit. Ce système veille à ce que l’eau reste utilisable pour la ferme et la population environnante que ça soit terrestre ou aquatique. Effectivement, la qualité de l’eau est un aspect très important pour ces producteurs, donc un tel système assurerait la survie de leur entreprise en diminuant potentiellement la pression des environnementalistes et en veillant par le fait même à la santé de leurs poissons. Également, l’aquaculture multitrophique intégrée permettrait au producteur de continuer leur travail de façon durable tout en diversifiant leur production. Des solutions comme celle-ci vont devenir de plus en plus nécessaires, car les fermes grossissent afin de fournir suffisamment de nourriture à une population en expansion.

 

Référence :

Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. 2003. Stratégie de développement durable de l’aquaculture en eau douce au Québec. Disponible au https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/straddaq_table_filiere.pdf (accédé le 6 février 2018). Gouvernement du Québec.

Pêches et Océans Canada. 2012. Fiche technique du programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA). Disponible au http://waves-vagues.dfo-mpo.gc.ca/Library/346775.pdf (accédé le 6 février 2018). Gouvernement du Canada.

Pêches et Océans Canada. 2013. L’aquaculture au Canada : Aquaculture multitrophique intégrée (AMTI). Disponible au http://www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/sci-res/imta-amti/imta-amti-fra.htm (accédé le 6 février 2018). Gouvernement du Canada.

What is behind the market price of dairy products?

 

Picture by Jessica St-Pierre

Dairy products are part of the Canadian daily diet recommendations (Government of Canada, 2017). They can be present as milk when we were kids, as cheese or yogurt for a snack, as cream in our morning coffee or as ice cream during the hot days of summer. Most of us know that these products come from the milk a white, pure and tasty product that is generated by dairy producers all around Canada. Mainly due to the presence of a quota system that regulates this production. Did you ever wonder what is actually behind the price you are paying?

On the market, the milk from the farm is divided in different classes according to the final product obtain. Every class have subclasses, but let make it simple. In general, class 1 represents the drinking milk and cream of every fat level, class 2 represents the yogurt and ice cream frozen or not, class 3 represents every type of cheeses, class 4 includes every type of butter and powder, and class 5 (i.e. the special class) include every dairy product use in secondary processing (CDC, 2016). The price of the milk being transformed, the one consumers can purchase, is based on all the contributors involved in its production and marketing. This price should be able to pay the producers for the production of the raw material, the transformer for its change to other products that contain milk, and the distributor and retailer for the sell to consumers.

Frequently, it is said that producers are paid base on the kilogram of butter fat produce which is set to cover their production costs. It is the general definition of the quota system. In fact, it is more complicated than that. The milk price at the farm is determined over three main categories of sell. The fluid milk category has a price base equally on the Consumer Price Index and the Cost of Production Index which composed the indexing formula. The second category is based on the support price of butter and skim milk powder set by the Canadian Dairy Commission. The third category is based on the world market price (PLQ, 2016; L’actualité).

A small portion of the price is regulated for the retailers that sell dairy products. Only the regular fluid milk found in plastic bags of 4 litres and the carton box without plastic cap of 1, 1.5 or 2 litres have a fix minimum and maximum prices. Other milks find in carton box with plastic cap or with added value or certify organic for examples have their price fix at the own discretion of the retailers as it is not regulated by any rules. The price regulation is done to ensure an efficient and harmonious marketing of various agricultural products. For example, on average in Quebec, the minimum retailer price is fixed at 1.92$ and the maximum retailer price is fixed at 2.08$ for 1 litre of 3.25% fat (RMAAQ, 2018). This allows the different retailers to fix a price within this 0.16$ interval and it is similar for the other fat levels.

If we are still unsure that the price for milk is fair, let compare it with the price all around the world and for other commodities. According to a comparison of prices done by the Dairy Farmers of Canada and Nielsen Society in 2016, the Canadian milk price was higher than United States prices by 0.26$, but lower than New Zealand and France prices by 0.20$ and 0.27$ respectively (PLQ, 2017). Within Canada, milk was less economic than other commodities such as soft and sports drinks. However, milk was more economic than juices, almond and soy drinks (PLQ, 2017). This seems fairly good for a product that is produced locally.

Next time you are passing by the dairy section, do not forget all the contributors behind these products and hopefully you will enjoy more the prices.

 

References:

Canadian Dairy Commission (CDC). 2016. Harmonized Milk Classification System. Available at http://www.cdc-ccl.gc.ca/CDC/index-eng.php?id=3811 (accessed 12 Feb. 2018). Canadian Dairy Commission.

Government of Canada. 2017. Get your copy. Available at https://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/canada-food-guide/get-your-copy.html#a1 (accessed 12 Feb. 2018). Government of Canada.

L’actualité. Détermination du prix du lait. Available at http://lactualite.com/assets/uploads/2015/12/2015-12-14-Prix-du-lait-fiche-techniqued%C3%A9tail-versionN1.pdf (accessed 12 Feb. 2018). Mishmash Média.

Les Producteurs de lait du Québec (PLQ). 2016. Comprendre et répondre à la croissance. Available at http://lait.org/fichiers/RapportAnnuel/FPLQ-2016/RapportAnnuel2016.pdf (accessed 12 Feb. 2018). Les Producteurs de lait du Québec, Longueuil, QC.

Les Producteurs de lait du Québec (PLQ). 2017. La gestion de l’offre et la mise en marché collective du lait. Available at http://lait.org/wp-content/uploads/2014/11 /BROCHURE_FR_2017.pdf (accessed 12 Feb. 2018). Les Producteurs de lait du Québec, Longueuil, QC.

Régie des marches agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ). 2018. Prix du lait de consommation. Available at http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/index.php?id=118 #ContenuPage (accessed 12 Feb. 2018). Régie des marches agricoles et alimentaires du Québec, Montréal, QC.

 

Crossing the Chasm of Technology Adoption in Agriculture

As population increase and wealth grow, demand for resource-intensive food rise. Pressure for land, water, energy and other input are building-up. Coupled with challenges from Climate change, biodiversity and economic viability (Garnett et al., 2013), farmers must take smarts decision in such complex dynamic system. Producers have the power to reduce pressure on the production system and fulfill challenges as a decision-maker in their own operation sector, where facts and figures shown by research can become daily practices and routines (Lindblom, Lundström, Ljung, & Jonsson, 2017). However, they must be supported to take the best decision toward their operation and common challenges. One of the support they can rely on is information technology (IT) based innovation such as Precision Agriculture (PA), where IT is used to monitor field variability, parameters and the current state of crop condition to optimize treatment of a specific location (Aubert, Schroeder, & Grimaudo, 2012). After getting the data through IT, the information can is represented in a Decision Support System (DSS), which allows the farmers and agricultural advisors to take the more effective decision based on collected data.  Although these new tools have positive impact on the production, social and environmental aspect of agriculture, many problems have been observed concerning their adoptions, which has been called the “problem of implementation” (Rossi, Salinari, Poni, Caffi, & Bettati, 2014). Despite these problems, improvement in both customer and Ag-tech company can be made to access the full potential of available tools and technologies.

On the customer side, a variety of factors are limiting the adoption rate. Other than the cost of acquisition, Kitchen (2002) have shown that low customer adoption rate is partially due to inadequate or ineffective educational effort. Proper implementation requires accessibility to well-trained professional, knowledgeable peoples and the availability to obtain a quality education. To unlock to full potential of Precision Agriculture, a “natural learning process” have been developed and tested (Kitchen, Snyder, Franzen, & Wiebold, 2002);

  1. Learn and understand the concept of spatial data management and their value
  2. Learn the proper use of sensor to obtain intensive sample at relatively low cost
  3. Learn to use computer and software to map data properly (Fig 1)
  4. Identification and analysis of relevant and manageable yield influencing factors
  5. Develop site-specific management plan (SSM)
  6. Strategic sampling and on-farm trials to test and optimize SSM plan

Fig 1: Farmer explaining differences in Biomass variation between two different images, an older image on the left and the present image on the right (Lundström & Lindblom, 2018)

It is important to specify that Precision Agriculture isn’t a “return guaranteed” type of management, but once producers understand how to use PA at its full potential in their farm, the implementation problem partially dissolve and the adoption rate can grow.

On the Ag-tech company side, the tools are not always well-design for the customer needs and so, reduce the rate of adoption. Taking the Decision Support System (DSS) as an example, most of the time they fail to capture the tacit knowledge and practical needs of farmers (Lindblom et al., 2017). Few other characteristics customer reproach to DSS are; poor user interfaces design, the time requirement for DSS usage, profitability, tedious data input requirement and level of knowledge of user (Rossi et al., 2014). These issues are mostly related to the interaction between the user and the system. A company must do more extensive testing and validation of their product to see if they effectively help farmers to take a better decision in practice (Rossi et al., 2014). By doing so, it helps to solve the problem of implementation which could result in higher adoption rate.

In conclusion, there are different ways to solve the “problem of implementation” and drive the technological adoption rate up. The goal of this article is not to sell PA or DSS, but to further understand what limits the use and adoption of these tools and technologies to unlock their full potential, allowing farmers to take a thoughtful decision in assessing current and future issue in agriculture.

Author: Maxime Leclerc

 

References:

Aubert, B. A., Schroeder, A., & Grimaudo, J. (2012). IT as enabler of sustainable farming: An empirical analysis of farmers’ adoption decision of precision agriculture technology. Decision Support Systems, 54(1), 510-520. doi:10.1016/j.dss.2012.07.002

Garnett, T., Appleby, M. C., Balmford, A., Bateman, I. J., Benton, T. G., Bloomer, P., . . . Godfray, H. C. J. (2013). Sustainable intensification in agriculture: Premises and policies. Science, 341(6141), 33-34. doi:10.1126/science.1234485

Kitchen, N. R., Snyder, C. J., Franzen, D. W., & Wiebold, W. J. (2002). Educational needs of precision agriculture. Precision Agriculture, 3(4), 341-351. doi:10.1023/A:1021588721188

Lindblom, J., Lundström, C., Ljung, M., & Jonsson, A. (2017). Promoting sustainable intensification in precision agriculture: review of decision support systems development and strategies. Precision Agriculture, 18(3), 309-331. doi:10.1007/s11119-016-9491-4

Lundström, C., & Lindblom, J. (2018). Considering farmers’ situated knowledge of using agricultural decision support systems (AgriDSS) to Foster farming practices: The case of CropSAT. Agricultural Systems, 159, 9-20. doi:https://doi.org/10.1016/j.agsy.2017.10.004

Rossi, V., Salinari, F., Poni, S., Caffi, T., & Bettati, T. (2014). Addressing the implementation problem in agricultural decision support systems: The example of vite.net®. Computers and Electronics in Agriculture, 100, 88-99. doi:10.1016/j.compag.2013.10.011

Less Pain, More Profit: A Shorter Dry Period for Dairy Cattle

THE SITUATION

Most dairy producers chose a phase feeding program for their cows consisting of two generally accepted dry periods (period between the end of a lactation and calving) phases (Table 1).

 Table 1. Typical Phase Feeding Program (Linn et al., 2005)

Phase 1 First 10 weeks of lactation (Peak production)
Phase 2 10 to 30 weeks post-partum (Max dry matter intake)
Phase 3 Late lactation
Phase 4 “Far-off” dry period (Start at 50 to 60 days before their predicted next calving date)
Phase 5 “Close-up” dry period (Start at 3 weeks pre-partum)

Studies show that cows with dry periods longer than 60 days or shorter than 45 days are not maximizing their milk production potential (Rodenburg, 2003). Producers must decide when to start the dry-off period based not only on how many days the cows are in milk or how close they are to calving but must consider how much they are still producing. It is not recommended to dry-off cows producing more than 11.7L per milking; it has been found that for every 5-kg increase in milk yield at dry-off above 11.7L, the odds of a cow having an environmental intramammary infection at calving is increased by at least by 77% (Rajala-Schultz et al., 2005). This can lead producers into choosing short dry-periods randomly for individual cows; resulting in more time spent managing dry cows. Another aspect to be considered is the cows body condition score (BCS), which should be 3.5 at parturition (See Photo 1).

THE PROBLEM

The problem is that a cow with a BCS that is either to low or high at calving will increase the risk of disease: cows in the low group are prone to reproductive compromise and cows in the high group have an increased risk of metabolic diseases (Roche et al., 2013). The struggle is finding a balance in their diet. Traditionally, dry cows will have a diet consisting primarily of hay or forages (low energy) in phase 4. Concentrates are typically reintroduced during Phase 5 (higher energy diet) (Rodenburg, 2003). Changing a cow’s diet from silage and concentrates to hay-based should be done gradually because the change in diet alters the very structure of the rumen and its microbial populations (Grasty, 2016). When cows are switched to a hay-based, low energy diet and back within a transition period (the three weeks preceding and following calving) of 45 days or less there is an increased risk for metabolic problems due to the decreased efficacy of ruminal digestion (Amanlou et al., 2008).

THE SOLUTION

If producers opt for a shorter (35 to 45 day) dry period for their cows, they may find it is easier to maintain healthy ruminal function and body condition for their cows through the transition period. This is done by moving directly into a close-up dry diet (Phase 5) and continuing milk production until that point. It is important to keep in mind that a dry period of at least three weeks is necessary for the udder to prepare for the next lactation (Rodenburg, 2003). Because recent studies show that a dry period of 30 to 35 days has no detrimental effect on or could increase production per lactation, the previously established dry period of 45 to 60 days is being called into question.

A study by M.S. Gulay, M.J. Hayen, K.C. Bachman, T. Belloso, M. Liboni, and H.H. Head (2003) at the University of Florida involved 84 random but healthy cows that were intentionally given a shorter dry period. They found that there was no difference in production except for the extra production days at the end of their lactation which amounted to an extra 510 kg of milk per cow. In their following lactation, the researchers found, cows with 30-day dry periods had a higher feed intake in the first month of lactation and maintained better body condition scores than cows dry for 60 days. In another 2003 study in Wisconsin, R.R. Grummer and R. Rasini (2003) had similar findings but additionally, their preliminary results suggested that a shorter dry-period resulted in cows cycling and conceiving earlier.

In summary, the known benefits of a 35 to 40-day dry period and a single dry cow group includes; maintain a healthy body weight in cows going through transition, increased milk production, higher feed intake in fresh cows and fewer feeding phases to manage (Rodenburg, 2003).

 

REFERENCES

Amanlou, H., D. Zahmatkesh, and A. Nikkhah. 2008. Wheat grain as a prepartal cereal choice to ease metabolic transition from gestation into lactation in Holstein cows. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition. 92 (5): 605-613.

Grasty, B. 2016. Growth and development of the ruminant gastro-intestinal tract: development of rumen papillae. [Powerpoint Slides]. Retrieved from:

Grummer, R.R., and R. Rasani. 2003. Dry cow management: can we shorten the dry period? In Proceedings of the Dairy Health Management Certificate Program, 2003 Annual Update Meeting. Ontario Veterinary College. University of Guelph.

Gulay, M.S., M.J. Hayen, K.C. Bachman, T. Belloso, M. Liboni, and H.H. Head. 2003. Milk production and feed intake of Holstein cows given short (30-d) or normal (60-d) dry periods. Journal of Dairy Science. 86:2030-2038

Linn, J.G., M. F. Hutjens, R. Shaver, D.E. Otterby, W.T. Howard, and L.H. Kilmer. 2005. Feeding the dairy herd. University of Minnesota Extension.

Lotan, E. and J.H. Alder. 1976. Observations on the effect of shortening the dry period on milk yield, body weight, and circulating glucose and FFA levels in dairy cows. Tijdschrift Diergeneeskunde 101:77-82

Rajala-Schultz, P.J., J.S. Hogan, and K.L. Smith. 2005. Short communication: association between milk yield at dry-off and probability of intramammary infections at calving. Journal of Dairy Science. 88 (2): 577-579.

Roche, J.R., K.A. Macdonald, K.E. Schütz, L.R. Matthews, G.A. Verkerk, S. Meier, J.J. Loor, A.R. Rogers, J. McGowan, S.R. Morgan, S. Taukiri, and J.R. Webster. 2013. Calving body condition score affects indicators of health in grazing dairy cows. Journal of Dairy Science. 96.9 (2013): 5811-25. Print

Queensland Government: Department of Agriculture and Fisheries. 2013. Animal health and disease investigation: Animal body condition scoring. Available at: https://www.daf.qld.gov.au/__data/assets/pdf_file/0015/53520/Animal-HD-Investigation-Condition-scores.pdf (accessed 6 Feb. 2018). The State of Queensland, AU.

Rodenburg, J. 2003. New research suggests shorter dry periods puts more milk in the tank. Ontario Milk Producer. Ontario Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs.

 

 

Une confusion coûteuse

Photo de Nicolas Martel-Bouchard

Le gaspillage alimentaire pourrait être réduit considérablement par un simple vote à l’assemblé nationale. On estime que la population mondiale atteindra les 9.8 milliards d’individus en 2050 (Centre d’actualités de l’ONU, 2017). Dans cette perspective, les géants de l’alimentation s’acharnent à vouloir produire des aliments en plus grand volumes et à moindre coûts aux détriments de l’environnement en utilisant des produits souvent plus puissants. Au Canada 40% de la nourriture est perdue (V.Gooch et al., 2014). Alors, pendant que tous les partis s’acharnent à trouver des moyens de produire plus, pourquoi ne pas penser à gaspiller moins?

On ne peut pas se permettre jeter de la nourriture comestible aux poubelles et ce, pour des raisons morales ou environnementales. Il semble en effet illogique de jeter de la nourriture lorsque la malnutrition tue 3 millions d’enfants en bas âge annuellement autour du globe (UNICEF, 2018), et que de mettre un hamburger aux poubelles est l’équivalent environnemental de prendre sa douche pendant 90 minutes (Andersen, 2014).

Comme vous pouvez vous en douter, les pertes et le gaspillage alimentaire se font tout au long de la chaîne d’approvisionnement (Gustavsson et al., 2011). Selon Dana Gunders, scientifique sénior au Natural Resource Defence Council des États-Unis, il faudrait commencer par cibler le niveau de la distribution (Gunders, 2015). Déjà dans les dernières années, le mouvement des fruits et légumes moches a contribué à réduire les pertes à la distribution des aliments. Quentin Dumoulin et Thibault Martelain ont bien saisi qu’il n’était pas inconcevable de changer l’opinion publique pour le mieux en brisant les standards de perfection du consommateur face aux fruits et légumes (Lavallée, 2017). Leur compagnie en ligne, Seconde Vie, offre un service de livraison de paniers de produits ‟moches″ pour littéralement leur donner une deuxième vie. Ainsi, dans leur quête de normaliser l’imperfection, ces pionniers au Québec ont emboîté le pas aux grandes chaines d’épiceries dans la vente de ce genre de produits et informé la population que les fruits et légumes ne poussent pas de manière parfaite.

Pour revenir à madame Gunders, le centre du problème présentement, c’est les dates de péremption. Selon elle, ces dates représentent une lacune facile à résoudre pouvant mener à un impact positif sur la réduction du gaspillage alimentaire. Mais que sont ces dates? Tout d’abord, il faut savoir qu’au Canada ces dates sont établies par les fabricants et les détaillants des produits alimentaires (Gouvernement du Canada, 2017). Alors, contrairement à la pensée populaire que le gouvernement est impliqué dans ce processus de datation, celui-ci observe seulement la datation des substituts de repas ou de nourriture pour nourrissons. Pour ainsi dire, c’est le secteur privé qui décide du ‟quand ″ nos aliments ne sont ‟plus bon″. Pourtant, les aliments, à quelques exceptions près, sont souvent tout à fait consommables et sans risques pour la santé passé la date de péremption (MAPAQ, 2017). En fait, les fabricants déterminent la date en fonction de la qualité et la fraicheur du produit selon leurs standards. Le problème est que les consommateurs ne sont pas au courant de ce qu’une date représente exactement. Environ 9 personnes sur 10 aux États-Unis en 2017 ont rapporté avoir jeté des aliments, au moins de manière occasionnelle, en raison de la date indiquée sur un produit (Food Marketing Institute, 2017). Cette confusion au niveau des dates de péremption chez les consommateurs influence le comportement des détaillants. Bien qu’il ne soit pas illégal au Canada de vendre des aliments qui ont dépassé la date de péremption, la majorité des grands grossistes préféreront jeter aux ordures les produits qui ont dépassé cette date par peur d’avoir des articles invendus et pour s’assurer d’avoir des produits ‟frais″ sur leurs étagères(Gouvernement du Canada, 2017).

Cette nourriture qui se retrouve dans les conteneurs à déchets fait la joie de nombreux groupes d’individus connaissant la valeur et l’enjeu que représentent ces produits. L’existence de ces groupes, appelés les ‟fouilleurs de poubelles″ ou ‟dumpster divers″ en anglais, est la preuve même qu’un besoin d’accès à cette nourriture existe au sein de la population. Ce qu’il manque, c’est l’établissement d’un organisme gouvernemental pour faire office de regard externe sur la détermination des dates de péremption. Cet organisme pourrait se charger d’ajouter une date ‟bon après″ au traditionnel ‟meilleur avant″ et d’éduquer les consommateurs sur leur signification.

Photo de Nicolas Martel-Bouchard

 

Bibliographie

Andersen (Réalisateur). (2014). COWSPIRACY [Film]. Consulté le 10 Février 2018.

Centre d’actualités de l’ONU. (2017, Juin 17). Actualités. Récupéré sur Nations Unies / Département des affaires économiques et sociales: https://www.un.org/development/desa/fr/news/population/world-population-prospects-2017.html. Consulté le 10 Février 2018.

Food Marketing Institute. (2017). Trends 2017. Arlington: Hartman Group. Consulté le 10 Février 2018.

Gouvernement du Canada. (2017, Septembre 27). Durée de conservation sur l’étiquette des aliments préemballés. Récupéré sur ACIA: http://www.inspection.gc.ca/aliments/information-pour-les-consommateurs/fiches-de-renseignements-et-infographies/duree-de-conservation/fra/1332357469487/1332357545633. Consulté le 10 Février 2018.

Gunders, D. (2015). Dana Gunders is not a chef. But she does love food and utterly despises seeing it going to waste. Récupéré sur danagunters: http://www.danagunders.com/. Consulté le 10 Février 2018.

Gustavsson et al. (2011). PERTES ET GASPILLAGE ALIMENTAIRE DANS LE MONDE. Rome: FAO. Consulté le 10 Février 2018.

Lavallée, B. (2017, Octobre 10). Second Life : redéfinir la beauté pour combattre le gaspillage alimentaire. Récupéré sur Le nutritioniste urbain: https://nutritionnisteurbain.ca/portraits/second-life-redefinir-la-beaute-pour-combattre-le-gaspillage-alimentaire/. Consulté le 10 Février 2018.

MAPAQ. (2017). Meilleur avant, bon après? Consulté le 10 Février 2018.

UNICEF. (2018, Janvier https://data.unicef.org/topic/nutrition/malnutrition/). Malnutrition. Récupéré sur Nutrition UNICEF. Consulté le 10 Février 2018.

V.Gooch et al. (2014). THE COST OF CANADA’S ANNUAL FOOD WASTE. Value Chain Management International Inc. . Consulté le 10 Février 2018.

 

Mental Health: It’s time to take the bull by the horns

Following the Bell Let’s Talk campaign which took place on January 31st, 2018, mental health became a topic under the spotlight with people across the nation opening up and sharing their battle against stress, anxiety and depression through social media. After learning that one of her colleagues committed suicide, Kim Keller, a farmer from Saskatchewan, used twitter as her platform to address the stigma surrounding mental health in agriculture and urged producers to reach out about the struggles they are facing (Langenegger, 2017).

Canadian agriculture is especially concerned when talking about mental wellbeing. Indeed, farming is the profession with the highest rates of mental health problems in Canada. In a survey on stress and resilience among producers, Dr. Andria Jones-Bitton researcher at Guelph University, collected alarming numbers. 58% of the participants were found to have anxiety, 45% suffered from high stress, 38% admitted they were highly emotionally exhausted and 35% were found to meet the criteria for depression (Jones-Bitton, 2016).

Farming is a challenging job associated with many stress factors. Producers have very little control over factors that can tremendously affect their yields and ultimately, their livelihood. They are powerless in the face of bad weather and constantly fighting pests and diseases attacking their animals and crops (see figure) (Gregoire, 2002). The stress generated by the uncertainty of growing conditions is worsened by the fact that farmers often carry debts that are very large in comparison of the value of their assets. The situation can rapidly become overwhelming as interest rates are climbing and farm revenues are dropping. This leaves producers constantly worried about their finances (Tait, 2017).

Money is not the only pressure on farmers’ shoulders. Their job is synonym of long working hours and close to inexistent holidays. Field work is only part of the agricultural tasks as farming also requires heavy administrative work. In the calving, seeding and harvesting seasons, many farmers end up working around the clock (Gregoire, 2002). The substantial workload involved can leave farmers feeling mentally and physically tired. Fatigue can have tremendous consequences as agriculture is a very hazardous profession. Indeed, farmers are at higher risks of illnesses and injuries, some of which can be fatal, compared to private workers (Lessenger, 2006).

Isolation is another big player in the stress game. Farmers are geographically and socially secluded. They often work and live in physically remote rural areas. Aside from being rare, neighbors are also far away which limits social interactions. Additionally, the number people working on farms is declining as agriculture becomes increasingly mechanized (Gregoire, 2002). Loneliness is a reality of agricultural producers, and it especially hits the young ones hard. A number of them find it difficult to balance their social and work life. It even inspired the reality television show “L’amour est dans le pre” in which single farmers try to find a partner (Lessard, 2018). Another social challenge for farmers is that they have difficulties sharing their struggles with their non-farmer friends. Those often simply cannot relate to farm issues since they don’t understand agriculture (Langenegger, 2017).

Distance can be a factor preventing producers from accessing mental health resources. However, the real problem originates from the strong stigmatization of mental illnesses in the agricultural sector. Among people that value their strength, toughness and pride to a great extent, reaching out for help is not well perceived. It is rather seen as a weakness and prevents 40% of Canadian producers from requesting help from mental health professionals (The Do More Agriculture Foundation, 2018).

Kim Keller wants to help the farming community end the stigma surrounding mental health through the launch of the Do More Agricultural Foundation. The non-profit focuses on raising awareness about the mental wellbeing issues experienced by Canadian producers. It also outlines the resources available to those in need of help such as hotlines and counselling programs specifically designed for farmers (The Do More Agriculture Foundation, 2018). The bottom-line is that farmers are struggling with mental health. However, they are not alone and they don’t have to cope in silence. The conversation has started, let’s keep it going.

Author: Césarée Morier-Gxoyiya

REFERENCES
Gregoire, A. (2002). The mental health of farmers. Occupational Medicine, 471-476.
Jones-Bitton, A. (2016, June 28). Farmers need, want mental health help: survey. Retrieved from University of Guelph: https://news.uoguelph.ca/2016/06/farmers-need-want-mental-health-help-survey/
Langenegger, S. (2017, June 28). More suicide support, mental health services called for in agriculture. CBC News.
Lessard, A. (2018, January 24). Solitude en Bretagne. L’amour est dans le pre. Le telegramme.
Lessenger, J. E. (2006). Agricultural Medicine. New York: Springer.
Tait, C. (2017, September 12). Amount of debt Canadian farmers carried relative to asset value increased in 2016. the Globe and Mail.
The Do More Agriculture Foundation. (2018). The Do More Agriculture Foundation. Retrieved from The Do More Agriculture Foundation: https://www.domore.ag/

La polyvalence des matières résiduelles fertilisantes

Un bon nombre de secteurs d’activités produise des déchets. La gestion de ces derniers est un enjeu majeur tant au niveau économique que sociale et environnemental pour bien des compagnies et organisations. Plusieurs organismes se sont donc penchés sur ce problème et ont essayer de trouver des solutions innovantes pour valoriser les déchets, notamment les matières résiduelles fertilisantes (MRF).

Mais qu’est-ce que des MRF? Selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), ce sont des résidus industriels ou municipaux comme les boues provenant du traitement des eaux usées (aussi appelées biosolides), les poussières des cimenteries et les cendres de bois. Ces résidus ont des propriétés fertilisantes bénéfiques pour les sols et les cultures et c’est pour cette raison qu’il faut les valoriser (MDDELCC,2018).

En 2015, 1,5 million de tonnes de MRF ont été détourner de l’élimination et ont été recyclé notamment à des fins agricoles (MDDELCC, 2016). Cette quantité est très importante si on compare cette donnée aux autres types de matériaux recyclés tel que le plastique, le verre ou le papier. Les MRF sont avantageux en agriculture puisqu’il améliore le rendement des cultures tout en diminuant le coût de fertilisation et favorise la conservation des sols. En effet, les MRF sont riche en matière organique tel que le phosphore et l’azote et lorsque qu’on les enfouit, ils génèrent du méthane et d’autres gaz à effet de serre qui polluent notre environnement (MDDELCC,2018).

Bien que certaines catégories de MRF aient des propriétés fertilisantes semblables au fumier, ce dernier est nettement plus utilisé (MDDELCC, 2018). Selon Recyc-Québec (2016), la primauté doit être accordée à l’utilisation de fumier, car « il faut donner la priorité à l’utilisation des engrais de ferme sur les fermes d’élevage ». Cependant, il demeure que le choix final d’utiliser ou non des MRF appartient aux producteurs agricoles. Par contre, sachant que l’utilisation de ces dernières permet de diminuer le coût de gestion et de l’élimination de ces résidus tout en limitant le gaspillage et l’enfouissement sanitaire ou l’incinération, leur utilisation devrait accroître (MDDELCC,2018).

Or présentement, il existe non pas une compétition entre les MRF et le fumier, mais entre les MRF et les engrais minéraux. Certains MRF peuvent remplacer les engrais minéraux et ainsi réduire la facture du producteur et ce, en apportant de la matière organique au sol (Recyc-Québec, 2016). Or, le rendement économique des MRF est difficile à calculer et c’est pour cette raison que certains producteurs sont réticents à les utiliser.

Puisque présentement l’utilisation des MRF en agriculture n’est pas très grande, des compagnies se sont pencher sur d’autres utilisations possibles de la matière pour la détourner des sites d’enfouissement ou de l’incinération.

Au Québec, les MRF peuvent aussi être source d’énergie. Une invention fut développée par Innoventé inc., conjointement avec l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement. Leur technologie a pour but de sécher rapidement les matières résiduelles organiques d’origine agricole, industrielle ou municipale pour en produire de l’électricité. Le procédé SHOC est au centre de leur technologie qui permet de traiter les boues organiques issues des systèmes de traitements des eaux usés et du lisier (Léveillée, Zegan, Carrier, Potvin et Houle, 2011). Avec ce système, la fraction solide des déchets permet d’être épurée pour en obtenir un produit asséché, sans pathogène et inodore en vue d’en faciliter la valorisation. Le processus central du procédé SHOC est le bioséchoir. Cette technique utilise la chaleur que produit les bactéries présentent dans les boues pour accélérer l’évaporation de l’eau des boues à traiter. De plus, la chaleur générée est récupérée pour alimenter le séchage final qui s’effectue sur un séchoir à bande(Léveillée, Zegan, Carrier, Potvin et Houle, 2011) . Dépendamment des boues et du produit désiré, la substance peut séjourner de 7 à 12 jours dans le bioséchoir (Léveillée, Zegan, Carrier, Potvin et Houle, 2011). Finalement, la matière peut être transformée en granules pour servir de biocombustible ou de matière pyrolytique. Ainsi, les boues organiques sont génératrice d’électricité et ne sont plus un déchet !

Références 

Léveillée, F., Zegan, D., Carrier, R., Potvin D. et Houle, J.-F. 2011. Le procédé SHOC™ : une solution novatrice pour le traitement et la valorisation des résidus organiques. Fiche synthèse, IRDA. 2 p

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. 2016. Bilan 2015 du recyclage des matières résiduelles fertilisantes. Québec, ministère du Développement durable, de l’Environnementet de la Lutte contre les changements climatiques, ISBN978-2-550-76831-9 p.

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.2018. La valorisation des matières résiduelles fertilisantes : des résidus mis à profit. Repéré à http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/matieres/mat_res/fertilisantes/valorisation.htm#residus

Recyc-Québec. 2016. Utilisations de MRF en agriculture : Portrait actuel et potentiel d’utilisation. Repéré à https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/rapport-utilisations-mrf-agriculture.pdf.

Just put it on my tab

By Yasmin Schuermann

As a course lecturer in the farm management and technology (FMT) program, you are without a doubt overhearing the ongoing debates over the best brand of tractor, whether it be a John Deere or a Massey Fergusson, I will let you decide. Another topic, that my FMT year 1 students enjoy covering, include a very passionate quest to purchase more farmland. As these conversions go on, I can see their excitement as some plan to take over the family farm, while others debate starting their own operations. However, their conversations lead me to see an endless stream of dollar signs spiralling around my head.

Can we afford our farms? Can we start a farm? These are simply a couple questions that today’s farmers need to be asking themselves.

Looking at the current financial situation in the Canadian agricultural sector, the total net farm income rose 7.6% and the total farm asset values have risen by 5% in 2016, while that same year the outstanding farm debt saw a 7.3% increase, which ultimately puts the current total Canadian farm debt to $95.9 billion (2016) (FarmCreditCanada, 2017c). Figure 1 adequately depicts the staggering increase in farm debt in the last few decades (StatisticsCanada, 2017b). Nonetheless, this rise in debt should not come as a shock, as it is in large part due to the increasing farmland values. Drivers of higher farmland values include low interest rates and weak Canadian currency, which in turn led to a higher demand for Canadian agricultural products (FarmCreditCanada, 2017a).



National farmland values have seen annual increases since 1993 and from 2016 to 2017 alone there was a 7.9% rise. Although the current trend appears to be going towards slower growth due to lower prices for global field crops(Atkins, 2017), the overall farmland values in the last twenty odd years has been booming. In the past 4 years, in Quebec alone, the increase in farmland resulted in a whopping 2 103$/acre (StatisticsCanada, 2017a). Today, farmland values represent almost 70% of total farm assets (FarmCreditCanada, 2017c) and there appears to be no constraint on how much some are willing to pay for this particular asset. However, the risk of increasing interest rates or decreasing revenues and the volatility of commodities being produced need to be factored in when inquiring about farmland purchases. Especially, when more often than not, the production values are lower than the farmland values (Pilger, 2014).

Those interested in borrowing to purchase farmland have access to many financial programs through lenders including Farm Credit Canada (FCC) and Financière Agricole du Quebec. On the one hand, the annual reports produced by FCC and the Canadian government suggest that the farm debt situation is sound, as long as farmers have access to risk management tools and their field commodities are sold at reasonable pricing (FarmCreditCanada, 2017b; Finnigan, 2017). On the other hand, you come across individual economists such as Dr. George Brinkman, warning that there is simply insufficient farm income to pay off the escalating debt that farmers have accumulated, which is among the highest worldwide (Pilger, 2014). Moreover, the National Farmers Union have expressed their concern for farmers that supplement income with off-farm employment and young farmers uncomfortable with acquiring high levels of debt (Holtslander, 2015).

Predictions are made with respect to farmland values and farm revenue, but there simply are no guarantees to assure that farmland maintains its worth. Farmland values appears to be a growing bubble, which can burst at any time and then what? Furthermore, we must not forget to assess political decision that affect sustainable farming, whether it be changes in the North American Free Trade Agreement or signing the Trans-Pacific Partnership. Let us ask ourselves, how much debt can the agriculture sector add to its tab?

References:

Atkins, E. (2017). Growth slows for Canadian farmland value amid declining field-crop prices. THE GLOBE AND MAIL. Retrieved from https://www.theglobeandmail.com/report-on-business/growth-slows-for-canadian-farmland-value-amid-declining-field-crop-prices/article34648014/ (accessed: February 2 2018)

FarmCreditCanada. (2017a). 2016 farmland values in Canada: 3 things you should know. Agricultural Trends. Retrieved from https://www.fcc-fac.ca/en/ag-knowledge/ag-economics/2016-farmland-values-in-canada-three-things-you-should-know.html(accessed: February 1 2018)

FarmCreditCanada. (2017b). Farm Credit Canada: 2016-17 Annual Report. Retrieved from https://www.fcc-fac.ca/content/dam/fcc/about-fcc/reports/annual-report-2016-17.pdf(accessed: January 29 2018)

FarmCreditCanada. (2017c). FCC Ag Economics: Outlook for Farm Assets and Debt 2017-18. Retrieved from https://www.fcc-fac.ca/content/dam/fcc/knowledge/ag-economist/farm-assets-and-debt-report-2017-18-e.pdf(accessed: January 29 2018)

Finnigan, P. (2017). Report of the Standing Committee on Agriculture and Agri-Food. Retrieved from http://www.ourcommons.ca/Content/Committee/421/AGRI/Reports/RP8988753/agrirp07/agrirp07-e.pdf. (accessed: February 2 2018)

Holtslander, C. (2015). Losing our grip 2015 update: How to corporate farmland buy-up, risingfarm debt, and agribusiness financing of inputs threaten family farms. Retrieved from http://www.nfu.ca/sites/www.nfu.ca/files/Losing Our Grip – 2015 Update_med.pdf. (accessed: February 3 2018)

Pilger, G. (2014). Farm debt ratio in Canada could create and agricultural ‘bust’. CountryGuide.

StatisticsCanada. (2017a). Table 002-003 – Value per acre of farm land and buildings, ay July 1, annual (dollars ).

StatisticsCanada. (2017b). Table 002-0008 – Farm debt outstanding, classified by lender, annual (dollars).

« Older Entries | Newer Entries »
Blog authors are solely responsible for the content of the blogs listed in the directory. Neither the content of these blogs, nor the links to other web sites, are screened, approved, reviewed or endorsed by McGill University. The text and other material on these blogs are the opinion of the specific author and are not statements of advice, opinion, or information of McGill.